Politique

Tchad : 44 membres de Boko Haram retrouvés morts dans leur cellule de prison

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 20 avril 2020 à 13h43
Des soldats de l'armée nigérienne, le 7 mars 2015. (Image d'illustration)

Des soldats de l'armée nigérienne, le 7 mars 2015. (Image d'illustration) © Jerome Delay/AP/SIPA

Ces éléments de Boko Haram avaient été faits prisonniers au cours d’une récente opération lancée par le Tchad contre le groupe jihadiste. Ils ont été retrouvés morts dans leur cellule à N’Djamena jeudi dernier, selon une annonce du procureur de la République.

« À la suite des combats dans le lac Tchad, 58 éléments de Boko Haram avaient été faits prisonniers et déférés à N’Djamena pour les besoins de l’enquête. Jeudi matin, leurs geôliers nous ont annoncé que 44 prisonniers avaient été retrouvés morts dans leur cellule», a déclaré à la télévision nationale Youssouf Tom, procureur de la République, qui s’est rendu sur place.

«Nous avons enterré 40 corps et remis 4 corps au médecin légiste pour une autopsie», a-t-il précisé.

«La conclusion de cette autopsie indique qu’il y a eu consommation d’une substance létale et iatrogène, ayant produit un trouble cardiaque chez les uns et une asphyxie sévère chez les autres», a ajouté le procureur. L’enquête va se poursuivre «pour déterminer la cause exacte de ce drame», a-t-il indiqué.

Colère de Bohoma

Ces prisonniers avait été arrêtés lors de la vaste opération lancée par le président tchadien Idriss Déby Itno fin mars contre les groupes djihadistes qui multiplient les attaques sur le lac Tchad. Ils avaient été remis à la justice mercredi, avait annoncé le ministre tchadien de la Justice Djimet Arabi. Ils devaient ensuite être auditionnés jeudi puis être jugés par une cour criminelle.

L’opération militaire tchadienne, baptisée Colère de Bohoma s’est déroulée du 31 mars au 8 avril. Selon l’armée, au moins 52 soldats tchadiens et 1.000 djihadistes ont trouvé la mort au cours de cette opération déclenchée pour venger l’armée tchadienne.

Celle-ci avait été la cible d’une sanglante attaque le 23 mars d’éléments de Boko Haram contre l’une de ses bases, tuant une centaine de ses soldats. La pire défaite jamais enregistrée en moins de 24 heures par cette armée.

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