Politique

Coronavirus : plus de 4 000 interpellations ce week-end au Maroc

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 13 avril 2020 à 16h57
Des policiers contrôlent les personnes dans une rue de Rabat, le 9 avril 2020 au Maroc pendant l'épidémie de coronavirus.

Des policiers contrôlent les personnes dans une rue de Rabat, le 9 avril 2020 au Maroc pendant l'épidémie de coronavirus. © FADEL SENNA/AFP

Plus de 4 300 personnes ont été interpellées ce week-end au Maroc, et plus de la moitié placées en garde à vue, pour non respect des mesures d’exception imposées dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus, selon un communiqué officiel.

Depuis la déclaration d’un état d’urgence sanitaire mi-mars, les autorités ont interpellé 28 701 personnes à travers le pays, dont 15 545 ont été déférées en justice après leur garde à vue, a précisé le communiqué de la Sûreté nationale (DGSN) diffusé dans la nuit de dimanche à lundi.

Les sanctions pour violation de l’état d’urgence sanitaire vont jusqu’à trois mois de prison et/ou des amendes allant jusqu’à 1.300 dirhams (environ 124 euros).

Le port obligatoire du masque est venu s’ajouter la semaine dernière aux autorisations de sortie gérées par la police.

Mobilisation de l’armée

Pendant la période de confinement obligatoire, un déploiement sécuritaire impressionnant a été mis en place pour contrôler les déplacements de la population.

L’armée a été mobilisée pour renforcer le dispositif sécuritaire mais aussi médical, face aux défaillances de la santé publique.

Le Maroc enregistrait dimanche soir 1.691 cas officiellement déclarés de maladie Covid-19, avec 118 décès et 177 rémissions. Ces chiffres doivent être pondérés, avec le faible nombre de tests de détection menés –moins de 7.000.

Le plus grand nombre d’interpellations a été fait à Casablanca, la capitale économique (plus de 4.331) et Rabat, la capitale administrative (3.767), selon la DGSN.

Misère

Le respect du confinement est particulièrement difficile dans les quartiers populaires densément peuplés.

La paralysie économique provoquée par la pandémie a précipité dans la misère des millions de Marocains qui survivaient de petits boulots, sans aucune couverture sociale.

Le secteur informel représente huit emplois sur dix dans un pays marqué par un taux d’activité très bas (moins de la moitié de la population active).

A défaut de base de données sociales, les autorités s’emploient à identifier en urgence les familles en détresse pour leur distribuer des aides financières directes et des paniers alimentaires.

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