Politique

Mali : Amadou Kolossi, médiateur pour la libération de Soumaïla Cissé, pris à son tour en otage

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 10 avril 2020 à 16h58
SoumaIla Cisse, leader de l'URD en meeting le 26 juillet  2018 à Mopti

SoumaIla Cisse, leader de l'URD en meeting le 26 juillet 2018 à Mopti © ISSOUF SANOGO / AFP

Alors que Soumaïla Cissé est entre les mains des jihadistes de la Katiba Macina depuis le 25 mars, Amadou Kolossi, le maire de Koumaïra, qui négociait sa libération, a lui aussi été kidnappé.

Selon nos informations, Amadou Kolossi, le maire de la petite commune de Koumaïra, est lui aussi devenu l’otage des jihadistes de la Katiba Macina d’Amadou Koufa. Il était le principal médiateur dans les négociations pour la libération de Soumaïla Cissé, enlevé le 25 mars dans le cercle de Niafunké, dans la région de Tombouctou.

Embuscade

Kolossi avait invité le chef de l’opposition malienne à venir battre campagne pour les élections législatives dans sa commune. « Il avait reçu l’autorisation d’un groupe de jihadistes pour que Soumaïla Cissé puisse venir à Koumaira, mais sous deux conditions, confie une source bien introduite. D’abord, qu’il n’y ait pas de musique lors du meeting, pour qu’il n’y ait pas de regroupement mixte entre hommes et femmes. » Mais, en cours de route, un autre groupe jihadiste a tendu une embuscade au convoi. Toute l’équipe de campagne a finalement été libérée, sauf Cissé.

« Amadou Kolossi s’est alors rendu auprès des jihadistes, quelques jours après l’enlèvement de Soumaïla Cissé, et c’est là qu’il a été lui-même pris en otage pour l’avoir invité », ajoute la même source. Bamako gère désormais les négociations. Contacté par Jeune Afrique, l’ancien Premier ministre malien Ousmane Issoufi Maïga, qui dirige la cellule de crise gouvernementale, confirme que ses « équipes sont sur le terrain et travaillent en toute discrétion. » Selon Demba Traoré, secrétaire chargé de la communication de l’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti de Soumaïla Cissé, les ravisseurs n’ont jusqu’ici émis aucune condition officielle à la libération du chef de file de l’opposition.

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