Technologie

Ces trois start-up africaines qui ont séduit Google

Réservé aux abonnés | | Par
Mis à jour le 09 avril 2020 à 17h42
Un frigo Solar Freeze au Kenya. La start-up fait partie des trois jeunes pousses sélectionnées par Google, avec Flare et mDoc.

Un frigo Solar Freeze au Kenya. La start-up fait partie des trois jeunes pousses sélectionnées par Google, avec Flare et mDoc. © Solar Freeze/Youtube/2018

Le géant américain de la tech a créé un accélérateur d’entreprises qui respecte les objectifs de développement durable de l’ONU. Dans ce cadre, deux start-up kényanes et une nigériane viennent d’intégrer son programme d’accompagnement.

Depuis qu’elles ont été sélectionnées cette semaine par l’accélérateur d’entreprise de Google, parmi 1 200 candidatures et aux côtés de huit autres entreprises du monde entier, les start-up kényanes Flare et Solar Freeze ainsi que la nigériane mDoc sont devenues des jeunes pousses à suivre. 

Intégrer un programme de soutien de Google est en effet souvent le signe d’un succès à venir. En attestent les récents développements de jeunes pousses continentales comme Jumo ou Twiga Foods.

Le trio de start-up va désormais être épaulé et ce jusqu’à fin septembre – à distance dans un premier temps à cause de la pandémie liée au Covid-19 – par une vingtaine d’équipes de Google sous forme de mentorat, de formations et soutien technique. Leur but sera de muscler l’ingénierie des produits, le développement commercial et d’accéder à une communauté plus large d’investisseurs.

Gestion des urgences médicales

Créée en 2015 par Caitlin Dolkart et Maria Rabinovich, deux Américaines installées à Nairobi, Flare est un logiciel à destination des services d’urgences médicales publics et privés. Fonctionnant comme une application de réservation de chauffeurs, Flare permet de mieux gérer les appels d’urgence ainsi que les moyens mis en oeuvre pour intervenir.

Ses deux fondatrices sont également à la tête de Capsule, une entreprise qui développe des solutions technologiques dans la santé et dont Flare, qui revendique 500 ambulances et des dizaines de milliers d’abonnées au Kenya, en est l’une des émanations. La solution a fait parler d’elle lors de l’attentat du complexe hôtelier DusitD2 de Nairobi qui a fait 21 morts en janvier 2019. Elle aurait permis selon des médecins témoins de sauver une trentaine de vie.

Diplômée en médecine à l’Université Vanderbilt de Nashville, Caitlin Dolkart est également titulaire d’un MBA du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Spécialiste de la malaria, elle a codirigé la Clinton Health Initiative Access à Nairobi pendant plus de trois ans avant de fonder Flare. Son associée, Maria Rabinovich est designer diplômée de l’Université de New York (NYU), et spécialisée dans les outils de télécommunications. Avant de lancer Flare, elle a été designer freelance puis consultante en marketing produit pendant plus de trois ans.

Réduire les pertes de récoltes

De son côté, Solar Freeze a été fondée en 2016 par Dysmus Kisilu, un ingénieur agricole formé au Kenya et en partie à l’Université de Californie aux États-Unis.

Déjà suivie par l’accélérateur du MIT, son entreprise revendique 3 000 utilisateurs. Elle a conçu des entrepôts frigorifiques mobiles et alimentés par l’énergie solaire. Objectif final : réduire les pertes après récoltes des petits exploitants qui paient selon leurs besoins.

L’entreprise dispose d’une chaîne logistique capable de venir livrer les unités frigorifiques directement chez les exploitants après que ces derniers en aient fait la demande par SMS.

Suivre les maladies chroniques

Créée en 2011, la start-up nigériane mDoc est spécialisée dans le suivi de patients atteints de maladie chronique. Elle est elle aussi menée par un duo.

Ingénieur de formation, titulaire d’un MBA de NYU, Imo Etuk a travaillé pendant quatorze ans dans les secteurs de la finance, de la santé et des télécoms. Il a dirigé pendant un an l’opérateur Wananchi au Kenya avant d’intégrer le cabinet de conseil en télécommunications Sparrow Hawk Partners à Lagos qu’il pilote pendant près de dix ans.

Son associée, Nneka Mobisson mêle pour sa part des compétences en ingénierie mécanique et en médecine. Diplômée du MIT et de Yale elle est passée par le laboratoire Merck, la Banque mondiale, McKinsey avant de diriger à partir de 2012, l’Institut pour l’amélioration des soins de santé (IHI), une organisation indépendante à but non lucratif basée à Boston.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3093_600b devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte