Politique

Centrafrique : le KNK dénonce une tentative d’arrestation de François Bozizé par les autorités

François Bozizé (RCA), ancien président de la République centrafricaine, en 2012.

François Bozizé (RCA), ancien président de la République centrafricaine, en 2012. © Vincent Fournier/JA

Le procureur général de Bangui accuse les six militaires interpellés par les forces de l’ordre, vendredi, d’avoir voulu attaquer la prison de Ngargaba. Des accusations réfutées par le Kwa na Kwa (KNK), qui dénonce une tentative d’arrestation de l’ancien président François Bozizé.

C’est vers midi, vendredi, qu’une nouvelle opération des forces de l’ordre a eu lieu à Bangui. Un important dispositif militaire, constitué d’éléments de la garde présidentielle et des forces spéciales, a encerclé le quartier de Sassara où étaient rassemblés plusieurs proches de François Bozizé, dont des militaires et anti-Balaka officiellement détachés de l’ancien président centrafricain.

« Quinze personnes, dont certaines portaient une tenue militaire avec des armes de guerre, ont été surprises par les forces de défense et de sécurité alors qu’elles se préparaient à attaquer la prison [de Ngargaba] », a annoncé le procureur général de Bangui dans un communiqué. Selon ce dernier, ces individus avaient pour objectif de libérer les quinze personnes, dont des anti-Balaka, arrêtées le 28 mars et accusées de complot, d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État et d’association de malfaiteurs.

Au final, six militaires ont été interpellés. Les autres se sont réfugiés dans la résidence de Bozizé, situé dans le quartier. Si le procureur assure que les forces de l’ordre n’ont pas pénétré dans l’habitation, le Kwa na Kwa (KNK) affirme le contraire, selon une source proche du parti de l’ancien président.

« Accusations mensongères »

« Nous condamnons avec énergie les provocations gratuites des thuriféraires du pouvoir en place destinées à saper les efforts de paix et d’apaisement de François Bozizé », a indiqué le porte-parole du parti, Christian Guenebem dans un communiqué, qualifiant de « mensongères » les accusations du parquet. Un proche de l’ancien président a pour sa part dénoncé une manoeuvre du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadéra visant à arrêter François Bozizé.

Le quartier Sassara est resté bouclé par des militaires centrafricains jusqu’à samedi matin, créant panique et inquiétudes chez les habitants qui craignent que la situation se dégénère.

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