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Algérie, Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon,… Qui baisse ses prix à la pompe et comment ?

Station service près de Pointe-Noire, Congo.

Station service près de Pointe-Noire, Congo. © Antonin BORGEAUD/EditionsduJaguar

Après la chute des cours du brut liée à la pandémie de coronavirus, les prix des carburants sont attendus à la baisse. Sur le continent, la baisse des prix à la pompe n’est pas toujours automatique. Explications.

Depuis deux semaines, les pays francophones du continent ont commencé à répercuter la chute des cours du brut – qui ont été divisés par deux en un mois – sur les prix du carburant. Ceux-ci sont généralement régulés par les autorités locales, mais avec des rythmes différents selon les pays.

Le plus souvent mensuelles, ces régulations peuvent aussi s’établir de manière arbitraire, selon le calendrier politique ou la situation économique et budgétaire de chaque État. C’est en effet le plus souvent ce dernier qui organise l’approvisionnement – et parfois subventionne – ce secteur clef.

Stabilité en Algérie et en Tunisie

Alors que le cours du baril de Brent à Londres est passé de près de 60 dollars le 19 février à environ 26 dollars ce 2 avril, au Maghreb, seul le Maroc a pour l’instant baissé ses prix à la pompe. Le royaume chérifien a décrété deux réductions, mi-mars et le 1er avril, avec au total un prix du gasoil diminué de 1,7 dirham par litre – il se vendra désormais autour de 7 dirhams le litre (62 centimes d’euros) – et celui de l’essence de 2,8 dirhams par litre, représentant des baisses respectives de 20 % et 32 % sur un mois.

En revanche, en Tunisie, aucun changement n’a été observé, avec un prix du diesel stable à 1,83 dinar (58 centimes d’euros), tout comme celui de l’essence, de 2,07 dinars tunisiens. Le ministre tunisien de l’Économie prévoit toutefois une baisse du prix à la pompe vers la mi-mai.

Quant à l’Algérie, où les prix sont très bas car l’essentiel des carburants sont issus de la production locale, avec un raffinage sur place, aucun changement n’a été annoncé, le prix d’un litre d’essence officiel, étant de 23 dinars algériens (soit moins de 17 centimes d’euros).

Des baisses disparates en Afrique de l’Ouest

En Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont annoncé tous deux des baisses de prix comparables. À Abidjan, le prix du Super sans plomb est passé le 1er avril de 625 francs CFA le litre à 595 francs CFA (91 centimes d’euros), et celui gasoil de 610 francs CFA à 590 francs CFA le litre.

À Ouagadougou, le Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures vient d’annoncer une diminution de 30 francs CFA sur le litre de super et du gasoil, ce qui aboutit à des prix au litre respectifs de 640 francs CFA et de 550 francs CFA.

En Guinée, qui sort d’une période électorale sous haute tension, le gouvernement a annoncé une baisse de 1 000 francs guinéens, entrée en vigueur ce 1er avril, ce qui signifie qu’un litre d’essence se vend désormais à Conakry à 9 000 francs guinéens, contre 10 000 francs guinéens auparavant.

Une faible diminution de 10 % qui n’a pas satisfait les puissants syndicats de transporteurs et taxis du pays, virulents sur le sujet sur les réseaux sociaux. Au Sénégal en revanche, à l’heure où nous écrivions ces lignes, aucune annonce n’avait été faite dans le sens d’une diminution des prix à la pompe.

Prix élevés au Gabon

En Afrique centrale, ces baisses des prix du carburant se font davantage désirer, alors que les États producteurs de pétrole sont lourdement affectés par la chute de leurs recettes liées aux hydrocarbures.

Pour le moment, seul le Gabon, où les prix sont plus élevés, a annoncé le 31 mars des baisses encore plus substantielles. Depuis le 1er avril, le prix de l’essence à Libreville est désormais de 605 francs CFA le litre (92 centimes d’euros) contre 685 francs CFA au mois de mars. Soit, une baisse de 80 francs CFA.

Au 2 avril, ni le Cameroun, ni le Congo Brazzaville, ni la RD Congo n’avaient encore annoncé des diminutions de prix.

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