Politique

Gabon : Ali Akbar Onanga Y’Obegue prépare son retour

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Ali Akbar Onanga Y'obegue

Ali Akbar Onanga Y'obegue © Facebook

Candidat unique du Parti démocratique gabonais (PDG) lors de l’élection législative partielle initialement prévue les 4 et 18 avril prochain dans la circonscription de Lékoni-Lékori (Haut-Ogooué), Ali Akbar Onanga Y’Obegue fait son retour aux affaires, après avoir été exclu de ce parti, puis de l’Assemblée nationale, lorsqu’il était en conflit avec Brice Laccruche Alihanga.

Dans sa décision rendue le 26 mars, la Cour constitutionnelle a reporté les législatives « à une date qui sera fixée après la levée des mesures barrières prises par le gouvernement pour lutter contre la pandémie du Covid-19 ». Ali Akbar Onanga Y’Obegue a pourtant l’assurance d’être élu. Ou, plus précisément, réélu, puisqu’il a déjà siégé à l’Assemblée nationale, dont il avait été chassé après avoir été exclu du Parti démocratique gabonais (PDG), en août 2019, pour « atteinte à l’unité du parti et acte contraire à la probité ».

Descente aux enfers

En réalité, sa descente aux enfers avait commencé dès janvier de cette même année. Alors ministre de l’Agriculture, il avait été brutalement débarqué du gouvernement. Par la suite, il avait été convoqué deux fois par la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), un organe chargé de combattre la corruption.

Ce Téké d’Akiéni a ainsi été mis au ban du marigot politique pour avoir été le principal organisateur du clan dit des Républicains, ces hommes du système qui se sont opposés à Brice Laccruche Alihanga (BLA), l’ex-directeur de cabinet du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, à la suite de l’accident vasculaire cérébral de ce dernier.

Cet ancien ambassadeur du Gabon en Arabie saoudite avait, par exemple, mis à contribution ses réseaux saoudiens pour influer sur la façon dont était pris en charge le patient. Onanga avait même été pressenti à la direction du cabinet du président à la place de BLA. Mais celui-ci a fini par obtenir la tête de son rival.

Après avoir mangé son pain noir en silence, ce fidèle de la première heure d’Ali Bongo Ondimba espérait officialiser sa réhabilitation par la voix des urnes, nanti d’une légitimité toute neuve, pour pouvoir se mettre en position de revenir au gouvernement. D’autant que, selon nos informations, le grand remaniement envisagé par Ali Bongo Ondimba n’est retardé que par la pandémie.

Le mouvement tant attendu devrait être marqué par le départ des derniers « Ajeviens » (membres de l’Association des jeunes émergents volontaires de BLA) du gouvernement, à savoir les ministres Edgard Anicet Mboumbou Miyakou (Communication), Sosthène Ossoungou Ndibangoye (délégué auprès du ministre de l’Economie) et Hughes Mbadinga Madiya (Tourisme).

 

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte