Santé

Maroc : dix choses à savoir sur Mohamed El Youbi, le « Monsieur coronavirus » du royaume

| Par - à Casablanca
Mis à jour le 02 avril 2020 à 13h58
Déclaration de presse du directeur de l'épidémiologie et de lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Mohamed El Youbi pour décliner les statistiques relatives à la pandémie du coronavirus au Maroc.

Déclaration de presse du directeur de l'épidémiologie et de lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Mohamed El Youbi pour décliner les statistiques relatives à la pandémie du coronavirus au Maroc. © © Kkhalid CHAFIQ/MAP

Au Maroc, le patron de la Direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies incarne la riposte face à la pandémie de Covid-19. C’est lui qui informe la population au quotidien sur l’évolution de l’épidémie.

  • Héritage poétique

Son accent fassi est à couper au couteau. Car c’est dans la capitale spirituelle du royaume, à Fès, que le futur médecin a effectué ses études primaires et secondaires. Il a grandi dans une famille d’amateurs d’art. Son père, Abdelmalek El Youbi, était célèbre dans la région en tant que spécialiste de la poésie du Melhoun. Un héritage qu’il a légué à son fils.

  • Une fratrie de médecins

En 1983, son baccalauréat en sciences expérimentales – mention « Assez bien » – lui permet d’être admis à la Faculté de médecine de Rabat. Il n’est pas le seul, dans sa famille, à choisir de s’engager dans la voie médicale. Deux de ses frères, plus jeunes, suivent ses traces. Ils exercent aujourd’hui dans le privé.

  • Multidiplômé

Il décroche son doctorat de médecine en 1991, à Rabat, mais continue à perfectionner sa formation. Après avoir obtenu une qualification nationale en médecine préventive, santé publique et hygiène, il valide un master en épidémiologie de santé publique de l’École nationale de santé publique, toujours dans la capitale.

En France, il s’inscrit à l’Institut de développement de l’épidémiologie appliquée (IDEA), de la fondation Mérieux, et suit le cours international d’épidémiologie d’intervention en 2002.

  • Pionnier de l’épidémiologie

Sa rigueur dans la recherche scientifique lui a permis d’introduire, en collaboration avec un centre américain, la discipline de l’épidémiologie à l’École nationale de santé publique au Maroc.

  • Ascension

Médecin au Service de la surveillance épidémiologique, au sein de la direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies (DELM) du ministère de la Santé à partir de 2004, il devient en 2008 chef de service, directeur adjoint de l’Institut national d’hygiène, avant de prendre le poste de médecin-chef de la division des maladies transmissibles de la DELM.

  • Heureux élu

Fin août 2018, Mohamed El Youbi surfe sur la vague des nominations décidées par le ministre de la Santé de l’époque, Anas Doukkali. Il est alors promu directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, et remplace Abderrahmane Maâroufi.

  • Proche de l’OMS

À la tête de la direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, il est le principal interlocuteur, au Maroc, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19. Par le passé, El Youbi a participé à plusieurs séminaires et ateliers internationaux de l’agence onusienne au sujet de la veille, de la surveillance épidémiologique et des maladies transmissibles.

  • Très studieux

Dans tous les cycles de formation qu’il a suivis, El Youbi a marqué les esprits par son sérieux et sa discipline. L’homme ne prend rien à la légère, pas même ses coaching média.

  • Bon communicant

Les médias l’ont découvert au début de la propagation du Covid-19 au Maroc. Et chacune de ses conférences de presse est un sans-faute. Le responsable fait preuve de pédagogie, sensibilise sur le danger de la situation, sans se montrer trop alarmiste.

  • Rescapé

Ses rapports avec l’actuel locataire du département de la Santé ne sont visiblement pas au beau fixe. Dans les couloirs du ministère, on murmure que Mohamed El Youbi figurait sur la short-list des responsables que Khalid Aït Taleb voulait remplacer. C’était avant le déclenchement de cette crise sanitaire.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte

devices

Accédez en illimité à l'ensemble de nos articles en vous abonnant pour seulement 1€

Accédez en illimité à l'ensemble de nos articles en vous abonnant pour seulement 1€

je m'abonne