Politique

Au Burundi, les autorités déclarent deux premiers cas de coronavirus

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Mis à jour le 01 avril 2020 à 13h52
Lors d'une visite ministérielle au laboratoire de l'Résultats de recherche Résultat Web avec des liens annexes  Institut National de Santé Publique du Burundi, le 27 mars 2020.

Lors d'une visite ministérielle au laboratoire de l'Résultats de recherche Résultat Web avec des liens annexes Institut National de Santé Publique du Burundi, le 27 mars 2020. © DR / Ministère burundais de la Santé

Deux premiers cas de coronavirus ont été identifiés au Burundi, a annoncé mardi le ministre de la Santé, le Dr Thadée Ndikuman alors que, ces dernières semaines, plusieurs ONG et établissement sanitaires locaux s’inquiétaient d’un manque de prévention et de moyens de dépistage.

Après le Botswana, qui a déclaré son premier cas le 31 mars, le Burundi quitte a son tour le club de plus en plus fermé des pays qui n’ont jusqu’à présent constaté officiellement aucun cas de coronavirus. Le ministre burundais de la Santé a annoncé que deux individus, hospitalisés à l’hôpital Bumerec de Bujumbura, avaient été testés positifs.

Il s’agit, selon le ministère, de deux résidents de la capitale économique burundaise, âgé de 56 et 42 ans et respectivement rentrés de voyages au Rwanda et à Dubaï.

Les deux individus ont été transférés à la clinique Prince Louis Rwagasore et ne présentent pour l’instant pas de signe de complications.

« Certaines personnes ayant été en contact avec les cas positifs sont déjà prélevées et les analyses des échantillons sont en cours. Les investigations continuent pour en identifier d’autres », a précisé à Jeune Afrique le porte-parole du ministère de la Santé, le Dr Jean Bosco Girukwishaka. 

Inquiétudes

Ces dernières semaines, plusieurs ONG locales ou internationales s’inquiétaient d’un potentiel manque de prévention et de moyens pour dépister les cas et lutter contre le virus.

L’Olucome, une ONG qui lutte contre la corruption dans le pays, avait ainsi, le 21 mars, alerté sur de potentielles entraves aux mesures de confinement obligatoires pour les voyageurs en provenance de pays infectés.

Human Rights Watch avait, quelques heures avant l’officialisation de ces deux cas le 31 mars, dénoncé le manque de transparence et « l’absence de communication d’informations factuelles sur la gravité, la contagiosité de ce virus et les défis qu’il présente ». Dans son rapport, HRW avait également dénoncé l’existence de plusieurs sites de quarantaine insalubres. « Des déclarations erronées et non équilibrées », estime le porte-parole du ministère de la Santé.

Concernant les moyens destinés à lutter contre le Covid-19, le ministère se veut rassurant, alors que l’un des principaux hôpitaux privés du pays avait alerté, le 28 mars, sur un manque de réactifs de dépistage pour tester plusieurs cas potentiels, dont trois jugés « vraiment suspects ».

Après l’annonce des deux premiers cas identifiés, le Dr Thadée Ndikumana a annoncé que le « dispositif de surveillance et de riposte sera renforcé ».

Tous les pays voisins du Burundi sont touchés par le virus depuis plusieurs semaines et ont, pour certains, adopté des mesures de confinement de la population ou d’isolement des foyers épidémiques. Si les passagers en provenance de pays infectés sont soumis à une quarantaine systématique, les rassemblements sont en revanche toujours autorisés au Burundi.

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