Politique

Tunisie : ce que se sont dit Kaïs Saïed, Elyes Fakhfakh et Rached Ghannouchi

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Le président Kaïs Saïed, le patron d'Ennahdha Rached Ghannouchi et le Premier ministre  Elyes Fakhfakh.

Le président Kaïs Saïed, le patron d'Ennahdha Rached Ghannouchi et le Premier ministre Elyes Fakhfakh. © Présidence tunisienne

L’entretien, le 19 mars, entre le président Kaïs Saïed, le Premier ministre Elyes Fakhfakh et le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a surtout confirmé les désaccords entre l’exécutif et le pouvoir législatif.

Le 19 mars, le chef de l’État, Kaïs Saïed, a reçu au palais de Carthage le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, et le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi. Cet entretien a porté sur les moyens à mettre en œuvre dans le cadre de la lutte contre l’épidémie due au Covid-19. Selon nos sources, il a surtout permis de confirmer les désaccords entre le pouvoir législatif et l’exécutif.

Les décrets-lois au cœur des divergences

Estimant qu’une partie du pouvoir allait échapper à l’ARP, Rached Ghannouchi a dit refuser que le Parlement autorise Elyes Fakhfakh à opérer par décrets-lois durant deux mois. Alors que le virus se propage, il s’est aussi opposé à ce que l’armée soit déployée sur le territoire pour encadrer le confinement sanitaire.

Et ce sont des discussions de dernière minute, accentuant encore leurs désaccords, qui ont été à l’origine du retard d’Elyes Fakhfakh lors de son discours du 21 mars. Les Tunisiens avaient alors dû patienter deux heures et demie pour l’entendre annoncer le confinement sanitaire total du pays.

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