Pétrole & Gaz

Algérie : Sonatrach en alerte maximale

L'entreprise pétrolière et gazière algérienne Sonatrach.

L'entreprise pétrolière et gazière algérienne Sonatrach. © Adam Berry/Bloomberg via Getty Images

Confrontée à la chute des cours du pétrole et à l’épidémie de coronavirus, la compagnie pétrolière algérienne Sonatrach, qui emploie plus de 200 000 personnes, s’est placée en alerte maximale pour faire face à cette conjoncture délicate. 

Une cellule de crise, directement rattachée à la direction générale, travaille sept jours sur sept afin de soutenir les employés maintenus au niveau des unités de production. Des cellules d’écoute et d’aide psychologique ont été mises en place dans toutes les régions où Sonatrach est présent. Seuls les cadres dont les postes sont névralgiques sont autorisés à accéder au siège national du groupe, situé sur les hauteurs d’Alger.

Multiplication des mesures de sécurité

Tous les rendez-vous du PDG, Toufik Hakkar, avec des personnes extérieures à l’entreprise sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Désormais, les réunions avec les responsables des différentes filiales (Sonatrach en compte 154) ainsi qu’avec les partenaires étrangers se tiennent par visioconférence. Les bases de vie des travailleurs dans le Grand Sud ainsi que les installations pétrolières et gazières n’échappent pas aux mesures de confinement et de surveillance. Les mosquées, les salles de sport, les terrains de jeux et les cantines y sont fermées et désinfectées.

Les mesures de sécurité et de contrôle autour de ces bases et de ces sites ont été multipliées afin d’éviter tout risque de contamination, tandis que voyages et déplacements des coopérants et des ressortissants étrangers dans les bases et les unités de production sont interdits.

Le système de quatre semaines de travail suivies de quatre semaines de repos, mis en place depuis plusieurs années pour faire face aux dures conditions climatiques dans les zones sahariennes, a également fait l’objet d’une suspension. Aucun employé exerçant dans le Sud n’est ainsi autorisé à se rendre dans le reste du pays, et ce quel que soit le prétexte.

Chute du prix du baril de pétrole

L’autre grand motif qui suscite de vives appréhensions reste bien sûr le prix du baril de pétrole, qui a chuté au-dessous de la barre des 30 dollars. Si les responsables se montrent encore prudents sur la conséquence de cette dégringolade des cours, le chiffre d’affaires risquerait d’en pâtir lourdement si elle devait s’inscrire dans la durée. En 2018, la compagnie algérienne a réalisé un chiffre d’affaires à l’exportation de 39 milliards de dollars, contre 33,2 milliards en 2017.

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