Politique

Coronavirus : ces personnalités africaines qui ont fui la pandémie

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 25 mars 2020 à 10h28
Franck Emmanuel Biya, le fils aîné de Paul Biya.

Franck Emmanuel Biya, le fils aîné de Paul Biya. © Victor Zebaze

La propagation de l’épidémie de coronavirus a précipité le retour sur le continent de ressortissants africains résidant en Europe et de voyageurs ayant préféré écourter leur séjour afin de ne prendre aucun risque. 

Établi en France depuis près d’une décennie, Franck Emmanuel Biya s’est envolé le 15 mars vers le Cameroun, accompagné de sa femme et de ses enfants. Le fils du président Paul Biya, qui vit entre Paris et Menton (sud-est de la France), n’est pas le seul Camerounais à « fuir » l’épidémie de Covid-19.

Le 17 mars, Grâce Ashiri Dion Ngute, l’épouse du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, est, elle aussi, rentrée de France, tout comme celle du ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey. Aucune de ces personnalités n’a été placée en quarantaine, contrairement aux autres voyageurs, conduits dans des hôtels réquisitionnés à cet effet par l’État.

Pascaline Bongo de retour à Libreville

Au Gabon aussi, les avions ont débarqué des voyageurs fuyant le coronavirus. Ironie du sort, le patient zéro du pays, un salarié de Gabon Oil Company qui rentrait d’un séjour en France, était dans le même vol à destination de Libreville que Pascaline Mferri Bongo, sœur du chef de l’État. Une partie de la famille présidentielle est rentrée précipitamment de Dubaï, où Landry Bongo, un autre membre de la fratrie et demi-frère d’Ali Bongo Ondimba, est hospitalisé depuis plusieurs jours à la suite d’une rupture d’anévrisme.

Arrivé à Paris au début de mars pour un séjour privé de deux semaines, l’ancien Premier ministre de la RD Congo, Adolphe Muzito, n’a quant à lui pas pu quitter la capitale française. Il devra attendre la fin des mesures de confinement imposées par Emmanuel Macron avant de regagner Kinshasa, où il doit passer le relais à Martin Fayulu à la tête de la plate-forme d’opposition, Lamuka.

Au Congo, le ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, rentré le 9 mars de Paris par l’un des derniers vols d’Air France, a dû se soumettre à un confinement de quatorze jours à son domicile de Brazzaville. À l’issue de cette période, il pourra participer aux travaux de la « task force » ministérielle sur « les conséquences économiques et sociales du coronavirus », créée le 18 mars par le président Denis Sassou Nguesso. Enfin, toujours dans la capitale congolaise, l’ambassadeur des États-Unis, Todd Haskell, et plusieurs de ses collaborateurs sont entrés en confinement le 18 mars, un membre de l’ambassade ayant été testé positif au Covid-19.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3093_600b devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte

devices

Accédez en illimité à l'ensemble de nos articles en vous abonnant pour seulement 1€

Accédez en illimité à l'ensemble de nos articles en vous abonnant pour seulement 1€

je m'abonne