Transport aérien

« Les gouvernements africains doivent compenser les pertes de leur compagnie aérienne »

Des avions d'Air Côte d'Ivoire. (Illustration)

Des avions d'Air Côte d'Ivoire. (Illustration) © Éric Pajaud/CC/Wikimedia.

Alors que les conséquences du Coronavirus s’annoncent catastrophiques pour le transport aérien, pour Abderrahmane Berthé (Afraa), les États doivent mettre en place très rapidement des mesures pour soutenir le secteur.

Secrétaire général de l’Association africaine des compagnies aériennes (Afraa), Abderrahmane Berthé lancera un appel commun la semaine prochaine, avec l’Association internationale du transport aérien (IATA), l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et la Commission africaine de l’aviation civile (Cafac), aux gouvernements africains pour qu’ils soutiennent leurs compagnies aériennes face aux conséquences catastrophiques de l’épidémie de coronavirus sur le secteur. Et pour qu’ils maintiennent les vols cargo.

Au 11 mars, les pertes pour les compagnies africaines dues au coronavirus se chiffrent à 4,4 milliards de dollars selon des chiffres dévoilées, le 19 mars, par l’Association internationale du transport aérien (IATA). Si la plupart des compagnies dans le monde ont trois mois de trésorerie devant elles, les transporteurs africains n’ont souvent que quelques semaines.

Jeune Afrique :  Quelles sont les mesures d’urgence que peuvent adopter dès à présent les États africains pour sauver leur compagnie ?

Abderrahmane Berthé : Partout dans le monde, les gouvernements pensent à venir au secours des entreprises, y compris aux compagnies aériennes, pour les aider à survivre. Nous avons déjà écrit le 19 mars à tous les gouvernements africains, aux ministres des finances et des transports, en préconisant plusieurs options possibles d’intervention : la compensation directe des pertes durant cette période, l’octroi de prêts aux compagnies, l’allègement des charges et de certaines taxes, et pourquoi pas des prêts ou des dons.

cette crise s’annonce pire que celle qui a succédé au 11 septembre et que la crise de 2008

Et nous lancerons au début de la semaine prochaine avec la IATA, l’OACI et la Cafac, une adresse aux gouvernements africains pour les appeler à soutenir tout le secteur du transport aérien, les compagnies, les aéroports, toutes les entreprises qui travaillent autour. Ces solutions sont discutables au cas par cas.

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

(sans engagement, résiliez à tout moment)

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première
  • + de formats (site web, 2 applis, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte