Économie

Coronavirus : les dernières infos économiques africaines

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 20 avril 2020 à 11h29
Un homme désinfecte les rues d'Alger, le 22 mars 2020.

Un homme désinfecte les rues d'Alger, le 22 mars 2020. © Anis Belghoul/AP/SIPA

Retrouvez ici une sélection des dernières informations, régulièrement mise à jour, sur les conséquences économiques du coronavirus sur le continent.

20 avril 2020

  • Côte d’Ivoire : le FMI approuve une aide de près de 900 millions de dollars

Le Fonds monétaire international a annoncé avoir approuvé le versement d’une aide d’urgence de 886,2 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire pour combattre l’épidémie de coronavirus.

« L’impact économique attendu de Covid-19 sera considérable, et les perspectives à court terme se détériorent rapidement », souligne le FMI dans son communiqué. Toutefois le FMI souligne que les autorités ivoiriennes « ont riposté promptement à la pandémie en s’appuyant sur un plan médical d’urgence et un plan ambitieux de politiques économiques visant à apporter un soutien ciblé aux populations vulnérables et entreprises touchées par la pandémie ».

  • Tunisie : Moody’s annonce revoir à la baisse sous revue la note (B2)

L’agence de notation annonce qu’elle va procéder à une longue revue (supérieure à trois mois) pour confirmer ou non cette baisse. En février, Moody’s avait revue à la hausse sa mention de négatif à stable.

« Moody’s adresse ainsi un signal aux investisseurs internationaux que l’économie tunisienne fait face à un choc inédit qui pourrait altérer le profil de crédit du pays. Toutefois, elle indique qu’elle n’a pas à ce jour suffisamment d’éléments pour se prononcer si le risque souverain de la Tunisie se dégradera dans les prochains mois. »

  • Panafricain : FMI et Banque mondiale lancent un appel commun

Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et des dirigeants africains ont appelé vendredi 17 avril à une rapide action internationale pour aider les pays d’Afrique à faire face à l’épidémie de coronavirus qui va provoquer cette année une contraction de 1,25 % de l’économie du continent, un plus bas inédit.

L’Afrique manque de ressources et d’infrastructures médicales pour lutter contre la crise sanitaire et a besoin d’au moins 114 milliards de dollars pour répondre à des besoins financiers urgents, a déclaré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

17 avril 2020

  • Panafricain : le Nigeria appelle à renégocier les dettes des pays à revenu intermédiaire

Alors que des accords de gel de la dette auprès du FMI et des pays du G20 a été trouvé pour les pays les plus pauvres, le ministre des Finances nigérian a salué ce « premier pas » et appelé à une renégociation urgente de la dette des pays à revenu intermédiaire.

  • Panafricain : frontières ouvertes et programmes de protection sociale, les engagements de la FAO et de l’Union africaine

Dans une déclaration conjointe,les deux institutions se sont engagées à soutenir l’accès des populations les plus vulnérables d’Afrique à l’alimentation et à la nutrition, en fournissant aux Africains des programmes de protection sociale, en minimisant les perturbations afin de garantir une circulation et un transport sans risque des personnes dont le travail est essentiel, en assurant le transport et la vente de biens et services et en gardant les frontières ouvertes afin de favoriser le commerce alimentaire et agricole sur le continent.

16 avril 2020

  • Congo : baisses d’impôts, défiscalisation des dons et suspension des contrôles fiscaux

La République du Congo compte ramener l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IS) de 30 % à 28 %, ainsi que l’impôt global forfaitaire de 7 à 5 % du chiffre d’affaires des opérateurs vendant des produits à marge libre, et de 10 à 8 % pour les produits à prix réglementé. Ces mesures, ainsi que la défiscalisation totale des dons effectués dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, seront insérées dans la loi de finances rectificative en préparation.

Elles font partie d’un ensemble de « mesures d’accompagnement » en faveur des entreprises, dévoilées le 15 avril. Parmi celles-ci figurent la suspension pour trois mois des contrôles fiscaux et douaniers, la non-application des frais et pénalités, le différé de paiement de certaines taxes, entre autres.

Le gouvernement mettra en place un mécanisme de garantie pour secourir les entreprises ayant des difficultés à honorer leurs engagements à l’égard des banques.

  • Afrique centrale : la BDEAC offre un premier appui de 3 milliards de F CFA

La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) décide d’appuyer directement les programmes de riposte contre le Covid-19 des pays membres de Cemac (Congo, Gabon, Tchad, Guinée équatoriale, RCA et Cameroun), en mettant 3 milliards de F CfFA (4,57 millions d’euros) à leur disposition.

L’institution sous-régionale de financement du développement, qui a récemment reçu 90 milliards de F CFA (137,2 millions d’euros) de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) pour participer à cet effort contre la pandémie, précise qu’il s’agit d’un « premier geste ».

  • Panafricain : au moins 27 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté

La commission économique pour l’Afrique (ECA-ONU) fait cette estimation en se basant sur un scénario pourtant « optimiste », selon lequel le continent ne serait pas en récession, comme le prédit le FMI, mais connaîtrait une croissance de 1,8 % en 2020. « Sans aide immédiate, les petites et moyennes entreprises seront les premières à mettre la clé sous la porte », prévient l’ECA, dont la présidente, Vera Songwe craint que les femmes « soient en première ligne » dans cette crise.

  • Afrique du Sud : les mines à 50 % de leurs capacités

Après avoir imposé un blocage de trois semaines aux opérateurs miniers, le gouvernement sud-africain a autorisé une reprise partielle de l’activité, qui ne doit pas excéder 50 %.

  • Côte d’Ivoire : trois fonds de soutien pour les entreprises

Le ministre ivoirien de la Communication, Sidi Touré, a détaillé le plan de soutien du gouvernement aux entreprises, dont les grandes lignes avaient été annoncées le 31 mars par le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly. Ce plan prévoit notamment la création de trois fonds de soutien, l’un de 100 milliards de francs CFA (152 millions d’euros) pour les grandes entreprises, un autre de 150 milliards F CFA pour les PME, et un troisième de 100 milliards F CFA pour l’appui au secteur informel.

  • Algérie : pénalités de retard suspendues dans les marchés publics

Le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, a annoncé le 15 avril avoir activé un article de la réglementation des marchés publics et des délégations de service public qui prévoit « la suspension des délais contractuels et la non application des pénalités financières de retard dans la limite fixée par les ordres d’arrêt et de reprise de services pris en conséquence par le service contractant ». Le ministre des Finances est en outre chargé de procéder aux réévaluations nécessaires au titre de la commande publique, précise le texte.

  • Panafricain : le G20 annonce une suspension du service de la dette pour les pays les plus pauvres

Réunis virtuellement le 15 avril, les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales des pays du G20 ont décidé de suspendre à compter du 1er mai et jusqu’à la fin de l’année 2020 le service de la dette des pays éligibles à un soutien de l’Association internationale de développement (IDA) qui font une demande en ce sens. « Tous les prêteurs bilatéraux sont concernés suivant les mêmes modalités », précise le communiqué du G20.

  • Gambie : un décaissement de 21,3 millions de dollars du FMI

« Extrêmement vulnérable » à la pandémie en raison de la densité de sa population et de la faiblesse de son système de santé, le pays subit en outre de plein fouet l’arrêt du tourisme, la désorganisation des échanges internationaux et la réduction des envois de fonds de ses émigrés. L’enveloppe d’urgence du FMI vient s’ajouter aux 47,1 millions de dollars débloqués le 23 mars dans le cadre de la Facilité élargie de crédit. Banjul bénéficie en outre du programme d’allègement du service de la dette approuvé le 13 avril par le FMI, qui représente une réduction de 2,9 millions de dollars sur les six prochains mois.

 

15 avril 2020

  • Madagascar : production suspendue à Ambatovy

L’annonce lapidaire a été faite hier après-midi sur leur page Facebook. La plus grande mine de Madagascar – 8 milliards de dollars d’investissement -, qui exploite du nickel et du cobalt, suspend sa production. Des cas de coronavirus ont été détectés chez un de ses sous-traitants, mais l’entreprise ne précise pas si la suspension de la production est directement liée à cela, ou à la baisse de la demande et des cours mondiaux.

  • Afrique du Sud : un budget d’urgence avec la fermeture de South African Airways en perspective

Le taux d’intérêt directeur a été baissé à 4,25 % par la banque centrale sud-africaine, à la surprise générale. Dans la foulée, le ministre des Finances, Tito Mboweni, qui refuse de placer son pays sous un programme du FMI, a en revanche indiqué rechercher auprès de l’institution « les packages spécifiques au Covid-19 auxquels nous pouvons accéder », dans la mesure où ils ne seraient « accompagnés d’aucun programme d’ajustement structurel ». Il a précisé qu’une « déclaration budgétaire consolidée » est en cours de préparation. Selon les informations de l’agence de presse Reuters, la réponse budgétaire du gouvernement incluaient la redéfinition des priorités de certaines dépenses pour les soins de santé, un plan de stabilisation de la dette et la fermeture de South African Airways.

  • Tchad : un fonds national de solidarité

Idriss Déby Itno a annoncé le 14 avril une série de mesures pour faire face à la crise du coronavirus, parmi lesquelles une enveloppe minimale de 25 milliards de francs CFA pour renforcer les stocks de l’Office national de sécurité alimentaire (ONASA), la mise en place « au plus vite » d’un Fonds national de solidarité et de soutien aux populations vulnérables, fort d’une enveloppe de 100 milliards de F CFA, permettant d’élargir et de renforcer les filets sociaux sur l’ensemble du territoire.

En outre, l’État s’engage sur la prise en charge des consommations d’eau et d’électricité des ménages les plus pauvres, ou encore sur la baisse de 50 % des paiements fiscaux ou encore sur l’accélération des paiements de l’État à ses fournisseurs.

  • Burkina Faso : un décaissement de 115,3 millions de dollars du FMI

«Le financement fourni au titre du FCR contribuera à financer les mesures de stabilisation sanitaire, sociale et macroéconomique, à répondre aux besoins urgents de balance des paiements résultant de l’épidémie de Covid-19 et à catalyser un soutien supplémentaire de la communauté internationale », estime l’institution qui souligne la rapidité de la réponse des autorités au risque sanitaire. « Bien qu’elles soient absolument nécessaires pour contenir l’épidémie, ces mesures, conjuguées à la réponse mondiale, ont considérablement aggravé les perspectives économiques à court terme », ajoute le FMI, précisant que « le Burkina Faso a également bénéficié de la décision du Conseil d’administration du FMI du 13 avril 2020 d’accorder un allégement du service de la dette à tous les pays éligibles à un soutien de l’Association internationale de développement (IDA) ». Il devrait voir le service de sa dette allégé de près de 12 millions de dollars dans les six prochains mois, la mesure pouvant être prolongée jusqu’à deux ans.

  • Niger : un décaissement de 114,49 millions de dollars du FMI

Le Fonds monétaire international indique se tenir « prêt à fournir des conseils politiques et un soutien supplémentaire comme requis ».

  • Ghana : 1 milliard de dollars d’aide du FMI

Ce décaissement, au titre de la facilité de crédit rapide, « aidera à répondre à l’urgence budgétaire à laquelle le Ghana est confrontée, à améliorer la confiance et à catalyser le soutien d’autres partenaires au développement », assure dans un communiqué l’institution financière, qui constate déjà un ralentissement de la croissance, un durcissement des conditions financières et un taux de change sous pression.

14 avril 2020

  • Sénégal : le FMI approuve 442 millions de dollars d’aide

L’aide du Fonds vient de deux facilités qui permettent à un pays d’accéder rapidement à de l’agent en cas d’urgence. Le Sénégal va toucher 294,7 millions de dollars au titre de l’instrument de financement rapide et un décaissement au titre de la facilité de crédit rapide équivalant 147,4 millions de dollars « pour aider le Sénégal à répondre aux besoins urgents de financement de la balance des paiements qui résultent de la pandémie de Covid-19 », souligne un communiqué du FMI.

  • FMI approuve un allégement de la dette immédiat pour 25 pays

Dix-neuf pays africains sont directement visés par cette annonce du Fonds monétaire international : Bénin, Burkina Faso, Comores, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Tchad et Togo.

« Notre conseil d’administration a approuvé un allègement immédiat du service de la dette pour 25 pays membres du FMI au titre du fonds fiduciaire réaménagé d’assistance et de riposte aux catastrophes (fonds fiduciaire ARC), dans le cadre des mesures que le FMI prend pour aider ses pays membres à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 », a annoncé Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI.
Et d’ajouter : « Nos pays membres les plus pauvres et les plus vulnérables recevront ainsi des dons qui couvriront leurs obligations envers le FMI pour une phase initiale de six mois, ce qui leur permettra de consacrer une plus grande partie de leurs faibles ressources financières aux soins médicaux et autres efforts de secours d’urgence vitale. »

  • Panafricain : Emmanuel Macron appelle à annuler la dette des pays africains

Lors d’une allocution télévisée consacrée aux mesures de lutte contre le coronavirus, le président de la République française a déclaré que la France et l’Europe allaient devoir aider l’Afrique à lutter contre l’épidémie,  en « annulant massivement sa dette ».

  • Tunisie : 745 millions d’aide du FMI

Le Fonds monétaire international a approuvé un prêt d’urgence de 745 millions de dollars pour la Tunisie.  L’institution prévoit que l’économie du pays devrait se contracter de 4,3 % en 2020 à cause du Covid-19.

10 avril 2020

  • Tunisie : 280 millions de dollars de la Banque islamique de développement

La Banque islamique de développement, qui a annoncé sur Twitter la mobilisation de 2,3 milliards d’euros pour aider ses États-membres à combattre la pandémie, a accordé un prêt de 280 millions de dollars au secteur tunisien de la santé.

  • Côte d’Ivoire : Un fonds de 200 milliards de F CFA pour soutenir les PME ivoiriennes

Le ministre ivoirien de la Promotion des Petites et moyennes entreprises, Félix Anoblé, annonce la mise en place d’un fonds de soutien et de garantie aux PME, d’un montant global de 200 milliards de F CFA (305 millions d’euros), afin de maintenir l’activité économique de ces entreprises touchées par la crise liée au coronavirus.

Selon le ministre, ce montant prend en compte le renforcement du soutien aux PME pour 100 milliards de F CFA. Les entreprises du secteur informel bénéficieront, elles, d’une aide de 100 milliards de F CFA qui servira à la mise en place d’un fonds spécifique d’appui aux entreprises de ce secteur.

  • Le FMI décaisse 147 millions de dollars pour le Gabon

L’institution de Bretton Woods approuve le décaissement d’environ 147 millions de dollars, au titre de l’Instrument de financement rapide (IFR) mis en place pour atténuer les effets de la pandémie du Covid-19 sur les économies des pays membres, et en faveur de Libreville.

« Les autorités doivent se tenir prêtes à suspendre toutes les mesures d’urgence une fois la crise terminée. À moyen terme, la dette publique doit être remise sur une trajectoire nettement descendante. La baisse des prix du pétrole nécessitera un ajustement budgétaire et une diversification économique plus rapides. Il sera essentiel de maintenir l’élan des réformes de ces dernières années pour parvenir à un assainissement budgétaire plus axé sur les revenus et propice à la croissance, améliorer la gouvernance et la gestion de la dette et améliorer le climat des affaires », a commenté Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim du FMI.

9 avril 2020

« Le fonds est doté de 5,5 milliards de dollars pour les opérations souveraines dans les pays membres de la Banque et de 3,1 milliards de dollars pour les opérations souveraines et régionales via les pays du Fonds africain de développement (…) Un montant supplémentaire de 1,35 milliard de dollars sera consacré aux opérations du secteur privé », selon le communiqué de la Banque dont le siège se trouve à Abidjan.

  • Congo : S&P dégrade la perspective de stable à « négative »

« L’impact économique défavorable de l’épidémie de COVID-19, aggravé par la baisse significative des prix du pétrole, exerce une pression importante à court terme sur la croissance et les positions extérieure et budgétaire du Congo-Brazzaville », estime l’agence de notation américaine, qui a en conséquence révisé donc nos perspectives sur le Congo-Brazzaville de stables à négatives.

Pour autant, Standard and Poor’s n’a pas dégradé la note du pays, confirmé ses notes B- / B. « Nous pensons que les risques sont en partie atténués par l’adhésion de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale du Congo-Brazzaville et notre attente d’un rebond des prix du pétrole en 2021. Malgré les retards dans l’achèvement du premier examen, le programme du FMI fournit toujours un solide ancrage politique au pays, qui mettait en œuvre de solides mesures d’assainissement budgétaire avant même l’approbation du programme », explique l’agence dans un commniqué.

  • Tchad : discussions achevées avec le FMI pour une aide de 115 millions de dollars

L’aide doit encore être approuvée par le conseil d’administration du FMI, mi-avril. Elle permettra de « répondre aux besoins urgents budgétaires et de balance des paiements résultant de la pandémie de Covid-19 », assure l’institution dans un communiqué.

  • International : la BEI prête à mobiliser 5,2 milliards d’euros

Dans le cadre du réseau Team Europe, qui à l’initiative de la Commission européenne, a pour objectif d’aider les pays hors de l’UE à faire face à la pandémie du Covid-19, la Banque européenne d’investissement a annoncé qu’elle y contribuera à hauteur de 5,2 milliards d’euros. Elle s’est notamment dit prête à soutenir le secteur privé marocain en accélérant à titre exceptionnel le déboursement de prêts déjà signés pour soutenir les petites et moyennes entreprises, et à renforcer son soutien et son expertise pour l’acquisition du matériel médical nécessaire et également le renforcement des infrastructures sanitaires.

  • International : le salon de l’innovation Vivatech annulé à Paris

L’événement centré sur l’innovation et les start-up se tient chaque année en juin à Paris. En 2019, il avait accueilli 100 jeunes pousses africaines et réuni sur une même scène le président rwandais Paul Kagamé et son homologue sénégalais, Macky Sall. Les organisateurs ont annoncé le report de la cinquième édition à 2021.

  • France- Afrique : l’AFD lance l’initiative « Covid 19 – Santé en commun », à 1,2 milliard de dollars

La France promet 150 millions d’euros sous forme de dons et 1 milliard d’euros sous forme de prêts afin de répondre aux enjeux de court terme des pays ou des banques publiques de développement partenaires de l’AFD. « Les principaux pays bénéficiaires de cette initiative seront les 19 pays prioritaires de l’aide française en Afrique, dans les bassins océaniques (Madagascar, Comores, Haïti) ainsi qu’au Proche Orient », précise un communiqué du groupe. Cette initiative sera notamment financée par l’émission, le 8 avril, d’une obligation d’un montant de 1,5 milliard d’euros.

  • Nigeria : Airtel annonce un engagement de près de 5 millions de dollars

L’opérateur télécom indique qu’environ 500 000 $ iront à l’équipement d’un établissement médical et 300 000 $ serviront à l’achat de plus de 100 000 masques respiratoires N95 pour les agents de santé du pays. Airtel proposera également des SMS gratuits aux clients sur tous les réseaux, ainsi que des données gratuites permettant aux clients d’accéder à des sites éducatifs et de santé. Les domaines détaxés sont ceux indiqués par le ministère fédéral de la Santé et du Nigeria Center for Disease Control (NCDC).

8 avril 2020

  • Éthiopie : Ethiopian Airlines affiche des pertes de 500 millions de dollars

Le PDG de la compagnie a annoncé au cours d’une conférence de presse traverser une « grave crise financière, de fonctionnement et commerciale ». Pour y faire face, la compagnie va concentrer ses efforts sur le fret, dont l’approvisionnement en équipement médical. Seules 19 destinations passagers seront encore assurées, contre 110 avant la crise.

  • Maroc : le Haut-commissariat au plan évalue le coût du confinement

Selon l’agence gouvernementale, le confinement du pays aura coûté 10,9 milliards de dirhams (965 millions d’euros) au mois d’avril, après une perte de 4,1 milliards de dirhams en mars.

  • International : 15 milliards d’euros de l’UE à destination des pays les plus pauvres

L’UE va garantir plus de 15 milliards d’euros pour aider les pays les plus vulnérables, a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette somme vient de ré-allocations de fonds non dépensés, réorientés pour lutter contre le Covid-19, des réserves du Fonds européen pour le Développement (FED) et de garanties données par le Fonds Européen pour le développement durable.

  • International : le fondateur de Twitter promet 1 milliard de dollars

Le fondateur et patron de Twitter, Jack Dorsey, a annoncé qu’il allait donner 1 milliard de dollars pour participer à la lutte contre la pandémie de coronavirus. Dans une série de tweets, il explique que cette somme représente 28 % de sa fortune. Pour parvenir à ce montant il va progressivement céder des actions de son autre société, Square, spécialisée dans le paiement numérique. Il a indiqué que les fonds seront alloués via sa fondation Start Small, de façon transparente, mais n’a pas indiqué leur destination précise.

  • Nigeria : le FMI promet une réponse « dès que possible »

Abuja ayant demandé son aide, la patronne de l’institution internationale, Kristalina Georgieva, a annoncé qu’un programme d’aide d’urgence serait examiné au plus vite par le conseil d’administration du Fonds.

7 avril 2020

  • Panafricain : l’institution financière ITFC débloque 850 millions de dollars

La société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) fournit 850 millions de dollars pour des interventions d’urgence contre le Covid-19 dans les pays de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) les plus touchés.

Ces fonds sont directement acheminés vers les pays membres de l’OCI éligibles qui ont le plus besoin d’aide pour l’approvisionnement en énergie, les soins de santé, la sécurité alimentaire et d’autres besoins essentiels.

6 avril 2020

  • Gabon : une série de mesures économiques et sociales

Dans son discours à la nation, le 3 avril, Ali Bongo Ondimba a notamment annoncé la participation de l’État au règlement des factures d’eau et d’électricité des ménages les plus pauvres, un moratoire sur les loyers des personnes sans revenus, compensé pour les petits propriétaires par un fonds d’aide de 2,5 milliards de F CFA, ainsi que la gratuité des transports publics. Sur le plan économique, il a annoncé entre autres un moratoire sur les échéances de dettes des entreprises en difficulté et des remises d’impôt pour les entreprises qui se montreront « citoyennes ».

  • Nigeria : à la recherche de l’aide internationale

Abuja, qui a annoncé samedi son intention de créer un fonds de 500 milliards de nairas (1,39 milliard de dollars) afin de renforcer son infrastructure de santé pour lutter contre le virus, a aujourd’hui annoncé avoir demandé aux principaux bailleurs multilatéraux la somme de 6,9 milliards de dollars, à raison de 3,4 milliards demandés au FMI, 2,5 milliards à la Banque mondiale et d’un milliard de dollars à la BAD.

  • Gabon : Fitch dégrade la note souveraine de B à CCC

L’agence de notation américaine considère que « les risques pesant sur la capacité de remboursement de la dette souveraine ont considérablement augmenté en raison de la pression de liquidité due à la baisse des prix du pétrole ». Elle s’attend à ce que le solde budgétaire se détériore à – 4,6 % du PIB en 2020, contre un excédent estimé à 0,2 % en 2019 et un léger excédent prévu en 2020. Les revenus se contracteront de près de 32 %, sur la base de l’hypothèse d’un Brent moyen prix du pétrole de 35 USD le baril en 2020, et sur l’impact négatif d’autres mesures prises pour endiguer la propagation du coronavirus, un commerce international moins dynamique et un retard de paiement des arriérés par le gouvernement.

  • International : 850 millions de dollars de la Société internationale islamique de financement du commerce

La Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) a annoncé le déblocage de 850 millions de dollars pour des interventions d’urgence contre le Covid-19 dans les pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) les plus touchés. Ces fonds sont destinés à « l’approvisionnement en énergie, les soins de santé, la sécurité alimentaire et d’autres besoins essentiels », fait-elle savoir.

  • Panafricain : 20 millions d’emplois menacés selon l’Union africaine

Selon une étude de l’Union africaine (UA), environ 20 millions d’emplois sont menacés en Afrique alors que les économies du continent devraient être affectée cette année par l’impact de la pandémie de coronavirus, relatent nos confrères de Reuters.

Les économies africaines sont déjà confrontées à un ralentissement économique mondial imminent, à la chute des prix du pétrole et des matières premières et à une implosion du secteur du tourisme. Dans les deux scénarios modélisés par l’étude de l’UA intitulée « Impact du coronavirus sur l’économie africaine », au global le PIB reculerait de 0,8 % dans le cas optimiste et de 1,1 % dans le scénario pessimiste. Jusqu’à 15 % d’investissement étranger direct pourraient disparaître.

  • Togo : le FMI approuve un décaissement immédiat de 131 millions de dollars

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international a approuvé le 3 avril un décaissement immédiat de 131,3 millions de dollars en faveur du Togo, soit quatre fois le montant initialement prévu au titre du dernier round du programme de facilité élargie de crédit (FEC) conclu il y a trois ans.

« Alors que la reprise économique s’était raffermie, elle a été entravée récemment par la pandémie de Covid-19.  Les perspectives macroéconomiques sont sujettes à une grande incertitude », a déclaré Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim. Le Togo, qui compte 44 cas confirmés au coronavirus , à date, est en état d’urgence sanitaire depuis début avril. Un fonds de solidarité et de relance de l’économie nationale dont un quart est dédié au secteur de la santé a été crée pour financer les mesures sociales et économiques prises pour aider les populations.

  • Madagascar : le FMI annonce le décaissement de 165,99 millions de dollars

Le même jour, le conseil d’administration de l’institution de Breton Woods approuve le décaissement de près de 165 millions de dollars au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) pour Madagascar. Ce financement doit permettre d’aider le pays à répondre à ses besoins urgents de balance des paiements résultant du déclenchement de la pandémie du coronavirus.

Cette annonce arrive quelques semaines seulement après une précédente de la Banque mondiale, et de l’OMS qui a récemment annoncé le déblocage d’environ 118 milliards d’ariary.

  • Panafricain : 4 milliards de dollars de pertes pour les compagnies africaines selon l’IATA

L’Association internationale du transport aérien (IATA) appelle à une action urgente des gouvernements africains pour apporter une aide financière aux compagnies aériennes, alors que la majorité d’entre elles subissent d’énormes pertes en raison de la pandémie de coronavirus. Selon l’IATA, les compagnies aériennes du continent ont subi des pertes de l’ordre de quatre milliards de dollars en raison de la pandémie de Covid-19 en cours, et qui a interrompu le trafic aérien au cours des dernières semaines.

Un live réalisé par Olivier Marbot, Rémy Darras, Julien Clémençot, Mathieu Galtier (à Tunis), El Mehdi Berrada (à Casablanca), Manon Laplace (à Dakar), Christophe Le Bec, Charles Djade (à Lomé), Pacôme Pabandji (à Bangui), Stanis Bujakera Tshiamala (à Kinshasa), Emre Sari (à Madagascar), Madjiasra Nako (à N’Djamena), Quentin Velluet, Aurélie M’Bida et Nelly Fualdes.

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