Santé

Coronavirus : du gel hydroalcoolique « made in Gabon » pour lutter contre la pandémie

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Mis à jour le 25 mars 2020 à 10h44
Noureddin Bongo-Valentin (au centre) inspecte une usine de produits pharmaceutiques, le 18 mars.

Noureddin Bongo-Valentin (au centre) inspecte une usine de produits pharmaceutiques, le 18 mars. © Twitter/NBV

Avec trois cas de coronavirus avérés à la date du 19 mars, le Gabon se prépare à une aggravation de la pandémie sur son territoire. Il va désormais produire son propre gel hydroalcoolique, afin de limiter sa dépendance à l’importation du produit.

Masque sur le visage, charlotte blanche, combinaison de protection enfilée au dessus du costume. Noureddin Bongo Valentin avait revêtu l’habit de circonstance en ce 18 mars. Alors que son père, le chef de l’État Ali Bongo Ondimba, s’apprêtait à prendre la parole quelques heures plus tard à la télévision gabonaise, le coordonnateur général des affaires présidentielles a annoncé que le Gabon allait produire son propre gel hydroalcoolique.

C’est l’usine « La Santé Pharmaceutique », où Noureddin Bongo-Valentin était en visite, qui lui permettra de le faire. Créée en août 2019 et implantée dans la zone de Nkok, à une vingtaine de kilomètres de Libreville, celle-ci avait jusqu’ici pour mission de produire jusqu’à un million de comprimés par jour pour réduire la dépendance du Gabon à l’égard des médicaments importés de l’étranger et du marché noir.

20 000 bouteilles toutes les huit heures

L’usine, construite grâce des capitaux indiens et dirigée par le directeur général Rajeev Lila « va adapter sa chaîne de production pour produire du gel hydroalcoolique et éviter qu’il y ait une pénurie sur le territoire », explique une source à la présidence gabonaise. Le Gabon ne produisait jusqu’ici aucun gel hydroalcoolique. « La Santé Pharmaceutique » a prévu de produire 20 000 bouteilles toutes les huit heures.

Libreville n’a pas pour autant prévu de modifier son volume d’importation. Les vols commerciaux ont été stoppés en cette période de pandémie, mais le pays compte s’appuyer sur un trafic de vols cargo qui se maintient. « Une grosse livraison de matériel médical est d’ailleurs attendu le 20 mars à Libreville », a confié la présidence à Jeune Afrique.

 

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