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Crise en Libye : ce qu’il faut retenir du conclave à Oyo entre l’ONU et l’Union africaine

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Mis à jour le 14 mars 2020 à 18:06

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, lors de l’ouverture du 33e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en février 2020. © AP/Sipa

La première réunion du groupe de contact Union africaine-ONU s’est tenue à Oyo, au Congo-Brazzaville, les 12 et 13 mars. Il y a notamment été question de la nomination du prochain émissaire de l’ONU pour la Libye.

Outre l’organisation de la conférence de réconciliation interlibyenne en juillet à Addis-Abeba, les chefs d’États, ministres et représentants des institutions intergouvernementales présents à Oyo ont discuté de la nomination du prochain émissaire de l’ONU pour la Libye. L’ex-ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, devrait être nommé prochainement par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

La conférence de réconciliation se voudra la plus « inclusive possible », c’est-à-dire qu’elle intégrera également des kadhafistes, en plus de représentants du gouvernement d’union nationale (GNA) et de soutiens du maréchal Haftar.

Evoquée lors du dernier sommet de l’Union africaine à la mi-février à Addis-Abeba, une mission d’observation menée par l’Union africaine est bien envisagée en cas de réussite des négociations sur un cessez-le-feu durable.

En cas de violations de la trêve, les membres du groupe de contact ont insisté sur la nécessité de « nommer et condamner » les responsables. Une évolution notable car le précédent émissaire de l’ONU pour la Libye Ghassan Salamé avait été critiqué pour sa réticence à dénoncer nommément ceux qui se rendaient coupables de telles violations.

Enfin, le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le Comité de haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye, et le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui a pris en février la tête de l’Union africaine, ont montré leur volonté de travailler en harmonie sur le dossier libyen.

La présidence égyptienne de l’UA, qui a précédé celle de l’Afrique du Sud, avait été accusée de bloquer la médiation africaine sur le dossier libyen, en raison notamment de son soutien militaire au maréchal Haftar.