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Double scrutin en Guinée : Alpha Condé fixe les élections au 22 mars

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Alpha Condé, en campagne en Haute-Guinée, en vue du double scrutin du mois de mars 2020.

Alpha Condé, en campagne en Haute-Guinée, en vue du double scrutin du mois de mars 2020. © DR / Présidence guinéenne de la République

Les élections législatives et le scrutin sur la nouvelle Constitution se tiendront le 22 mars prochain, selon un décret du président guinéen. Cette annonce intervient deux semaines après le report in extremis par Alpha Condé du double scrutin, qui devait initialement se tenir le 1er mars.

Fin du suspens en Guinée. Après deux semaines de spéculations, Alpha Condé a tranché. « Le corps électoral est convoqué le dimanche 22 mars 2020 pour les scrutins législatif et référendaire » stipule l’article premier du décret présidentiel portant sur la fixation de la date des élections législatives et du référendum, signé ce vendredi 13 mars par le président de la République (voir le document ci-dessous).

Ce décret présidentiel, qui prend effet dès ce vendredi, fait suite à un courrier de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) proposant la date du 22 mars.

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Décret du président guinéen fixant la nouvelle date du double scrutin. (1/2)

Décret du président guinéen fixant la nouvelle date du double scrutin. (1/2)

Réunis en plénière jeudi, les commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ont hésité entre deux dates : le 22 mars ou le 29. C’est finalement la première qui a eu la faveur des commissaires.

« Cette date a été choisie après consultation d’Innovatis – l’entreprise qui a fournit le logiciel d’enrôlement des kits et les logiciels du site central de la Ceni – sur la mise en œuvre des recommandations de la mission de la Cedeao », confie à JA une source interne à la Ceni.

La Cour constitutionnelle a été consultée dès le jeudi, par courrier, avant que la proposition de la Ceni d’organiser le double scrutin le 22 mars ne soit proposée au président de la République.

Dans les prochains jours, Innovatis va se charger de suivre les recommandations de l’audit mené par les experts de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui a « vivement recommandé le retrait des 2 438 992 électeurs inscrits sans pièces justificatives ».

Impatience du camp présidentiel

Alors que la rentrée parlementaire est prévue le 5 avril prochain, au sein du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG-Arc-en-ciel, parti présidentiel), l’impatience se faisait grandissante. « Nous exigeons que les élections aient lieu dans les deux semaines annoncées par le président Alpha Condé. Nous pouvons éventuellement accepter un retard d’un ou deux jours, mais pas de deux semaines ! », avait déjà prévenu, la semaine dernière, Amadou Damaro Camara, le président du groupe parlementaire du parti présidentiel.

Il assure aujourd’hui à JA avoir, dès vendredi 6 mars, « attiré l’attention du président de la République sur la nécessité d’organiser les législatives dans les plus brefs délais ». Un souhait réitéré samedi dernier, par Bantama Sow, le ministre des Sports, de la culture et du patrimoine, au cours d’un bureau politique du RPG Arc-en-ciel.

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