Transport aérien

Coronavirus : Royal Air Maroc cloue au sol plus d’un tiers de sa flotte

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Mis à jour le 25 mars 2020 à 10h56
Un Boeing de la RAM

Un Boeing de la RAM © airlines470 CC

Alors que sa demande diminue de 30 % entre mars et mai, la RAM engage un plan d’austérité pour limiter l’impact du coronavirus sur ses résultats.

« Gel des recrutements, gestion des congés, arrêt des achats hors besoins d’exploitation courante… ». La Royal Air Maroc (RAM) prend ses dispositions pour atténuer les conséquences du coronavirus « sur la trésorerie et les résultats ». Dans un entretien accordé nos confrères marocains de L’Économiste, Abdelhamid Addou, PDG de la compagnie aérienne marocaine, a annoncé le 11 mars la mise en place d’un plan d’austérité.

Enregistrant un « effondrement » de la demande de plus de 30 % entre le 1er mars et le 31 mai, la RAM a dû revoir ses capacités à la baisse, devant clouer au sol plus d’un tiers de sa flotte (une soixantaine d’appareils), a appris Jeune Afrique.

La compagnie, qui devait célébrer ce mois-ci son entrée dans l’alliance Oneworld a dû suspendre son Casablanca-Pékin le 31 janvier, deux semaines seulement après son lancement. Le 10 mars, la RAM a interrompu ses cinq liaisons vers l’Italie.

Mise en sommeil du plan de relance

Alors que 60 % du trafic de la RAM à Casablanca se fait en continuation avec l’Afrique subsaharienne, la compagnie subit un effet négatif sur tout son trafic. « Mais il y a aussi un impact considérable depuis la suspension (à partir du 27 février) de la Omra (le petit pèlerinage vers La Mecque) ainsi qu’une forte baisse de la demande sur l’Arabie saoudite. Même sur les pays où les vols ne se sont pas arrêtés, les programmes de vols sont également fortement impactés. En effet, après une croissance forte des ventes depuis janvier (+ 22 %), la tendance s’est subitement inversée à partir du 24 février dernier », a indiqué Abdelhamid Addou au quotidien économique marocain.


À lire notre dossier « Aérien : la Royal Air Maroc vers de nouveaux horizons »


Comme l’avait confié son PDG à JA en novembre, la RAM avait déjà vécu une année 2019 compliquée en raison de la crise du Boeing 737 Max, dont elle a commandé quatre exemplaires, et de mauvaises conditions de change. « Une partie de notre chiffre d’affaires est en euros, donc automatiquement, quand il y a un repli d’une monnaie par rapport à une autre, nous avons été impactés » expliquait-il alors.

Il espérait dès lors une meilleure année 2020 … Alors que la compagnie attend la mise en place d’un plan de relance (mis en sommeil pour l’instant) depuis deux ans, la RAM doit désormais faire face à ce défi du coronavirus, qui devrait toucher durement ses activités et ses projets de développement.

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