Agroalimentaire

L’ivoirien Sifca investit 25 millions d’euros dans une usine de caoutchouc au Ghana

Un ouvrier agricole procède à la saignée des hévéas, le 06 octobre 2007 dans une plantation du village d'Allokoi à 5 km d'Abidjan, en Côte d'Ivoire.

Un ouvrier agricole procède à la saignée des hévéas, le 06 octobre 2007 dans une plantation du village d'Allokoi à 5 km d'Abidjan, en Côte d'Ivoire. © Olivier pour Jeune Afrique

La morosité des cours mondiaux du caoutchouc naturel ne freine pas le plan de développement du groupe agro-industriel ivoirien Sifca, qui a investi 25 millions d’euros dans la construction de la deuxième unité de transformation de Ghana Rubber Estates Limited (Grel), sa filiale ghanéenne.

L’ancien ministre ivoirien du commerce et de la promotion des PME Jean-Louis Billon, et par ailleurs président du groupe Sifca et administrateur de Grel, a effectué fin février un séjour au Ghana pour la cérémonie officielle d’inauguration.

D’un coût de 25 millions d’euros, l’usine produira cinq tonnes par heure de caoutchouc naturel, durant sa première phase.

Les prévisions portent sur une capacité de 20 tonnes par heure à l’horizon 2028, et ce pour un investissement additionnel de 62 millions d’euros.

Le financement de la première phase a été assuré par le consortium composé de l’Agence française de développement (AFD), la banque publique allemande KfW, la banque de développement agricole du Ghana (ADB) et la banque commerciale d’État au Ghana (National Investment Bank ; NIB).

Auto-approvisionnement en électricité

Depuis 1995, plus de 59,1 millions d’euros ont été investi dans le pays pour apporter un soutien aux 8 012 planteurs individuels pour développer 30 115 hectares de plantations.

Pour rationaliser la consommation d’électricité, qui est l’un des postes budgétaires les plus élevés, Sifca projette de créer une centrale d’énergie solaire dédiée à l’approvisionnement de ses unités. « Nous avons lancé une étude de faisabilité. Le projet de centrale de solaire pour alimenter nos unités sera opérationnel au cours des prochaines années », a expliqué Jean-Louis Billon interrogé par JA.

Au Ghana, Grel possède déjà une première usine à Apimenim dans le région ouest, et dotée d’une capacité de 10 tonnes l’heure, soit 50 000 tonnes annuellement. L’entreprise opère sur toute la chaîne du caoutchouc, depuis la pépinière jusqu’à la transformation industrielle du latex, puis l’exportation. Le Ghana n’est pas encore un grand producteur de caoutchouc naturel, contrairement à son voisin ivoirien qui totalise plus 600 000 tonnes annuelles pour une offre africaine estimée à 1 million de tonnes.

Le groupe Sifca est présent au travers de 11 filiales dans six pays (Ghana, Libéria, Sénégal, Nigeria, France et Côte d’Ivoire). Il est notamment actionnaire de Société internationale de plantations d’hévéas (Siph), dont Grel est une filiale et numéro un du caoutchouc naturel au Ghana.

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