Politique

Burkina Faso : deuil national de 48 heures après l’attaque de villages peuls dans le Nord

Des militaires burkinabè en patrouille (image d'illustration).

Des militaires burkinabè en patrouille (image d'illustration). © DR / Etat-major des forces armées burkinabè

Les autorités burkinabè ont annoncé la mort de 43 personnes dans les villages peuls de Barga et de Dinguila, dans le nord du pays, dans une attaque attribuée à des individus armés non identifiés. Dans la foulée, le président Roch Marc Christian Kaboré a décrété un deuil national de 48 heures.

Au moins 43 personnes ont été tuées dimanche 8 mars dans une attaque perpétuée dans les villages de Dinguila et de Barga, dans le nord du pays, a annoncé lundi le gouvernement burkinabè dans un communiqué.

« Le bilan provisoire fait état de 43 victimes. Les blessés, au nombre de six, ont été référés au centre hospitalier de Ouahigouya où ils sont pris en charge », précise le gouvernement, qui indique par ailleurs que le ministre burkinabè de la Défense Chérif Sy s’est rendu sur les lieux du drame, lundi, alors que les forces du groupement de sécurisation effectuaient des ratissages dans la zone pour dénicher d’éventuels assaillants.

Dans la foulée de ces exactions contre les civils, le président Roch Marc Christian Kaboré a décrété un deuil national de 48 heures. Le chef d’État a également convoqué une réunion de crise à laquelle ont pris part le chef de gouvernement, le ministre de la Communication et les chefs militaires.

Visite du secrétaire général de l’ONU

Si l’exécutif attribue l’attaque à des individus armés non identifiés, certaines sources évoquent l’oeuvre des Kolgweogo, des groupes d’autodéfense mis en cause par plusieurs ONG de défense des droits humains pour exactions. En janvier 2019, l’attaque d’hommes armés dans le village de Yirgou (centre-nord), suivie de représailles contre la communauté peule, avait fait 46 morts, des ONG évoquant un bilan plus lourd autour de 110 tués.

Ces exactions contre les civils interviennent alors que le secrétaire général des Nations unies António Guterres a annoncé une tournée du 15 au 17 mars au Burkina Faso et au Niger afin d’évaluer la situation sécuritaire. Le patron de l’ONU, qui aura un tête-à-tête avec Kaboré, se rendra sur le site des déplacés internes à Kaya, dans le centre-nord.

Les violences ont provoqué des déplacements de population estimée à plus de 750 000 personnes fuyant les attaques meurtrières des groupes terroristes.

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