Politique

Double scrutin en Guinée : intense activité diplomatique à la veille d’un vote sous tensions

Alpha Condé, en campagne en Haute-Guinée, en vue du double scrutin du mois de mars 2020.

Alpha Condé, en campagne en Haute-Guinée, en vue du double scrutin du mois de mars 2020. © DR / Présidence guinéenne de la République

À la veille du double scrutin qui doit se tenir dimanche en Guinée, le pays est au centre de toutes les attentions. La Cedeao a annulé l’envoi d’une délégation de haut niveau, prévue ce vendredi.

Une délégation de la Cedeao, constituée de quatre chefs d’État – le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Ghanéen Nana Akufo Ado, le Nigérian Muhammadu Buhari et le Nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice de l’organisation régionale – avait ainsi initialement prévu de se rendre à Conakry, ce vendredi. Finalement, le déplacement a été annulé.

L’information, révélée par RFI, a été confirmée à Jeune Afrique par une source à la présidence nigérienne, qui n’a cependant pas souhaité détailler plus avant les raisons de cette annulation. « Les relations entre les présidents nigérien et guinéen sont tendues, Mahamadou Issoufou étant le chantre du respect de la Constitution, il n’approuve pas le possible troisième mandat d’Alpha Condé », précise ce cadre de la présidence au Niger.

L’envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie,  qui avait publié en début de semaine un communiqué affirmant qu’il était « difficile de continuer à soutenir le processus électoral en Guinée au vu de la confusion qui l’entoure », a de son côté sensiblement revu sa position.

Contacté ce jeudi par Jeune Afrique, Tieman Coulibaly, a en effet assuré que « l’OIF n’a jamais annoncé le retrait de son soutien au processus électoral ».

L’organisation a « juste fait des recommandations et demandé que, sur les 2 490 664 électeurs qui posent problème, qu’un consensus soit trouvé entre les différents camps, l’opposition, la majorité présidentielle ainsi que les autres acteurs électoraux, la Ceni et la société civile », a insisté l’ancien ministre malien des Affaires étrangères. « Malheureusement, le contexte est tel que l’on ne peut pas échapper à des interprétations de part et d’autre », regrettait le diplomate.

Le lendemain, Oria K. Vande weghe, la porte-parole de Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’OIF, a tenu à préciser, à l’inverse, qu’« il n’y aura pas de mission d’observation le 1er mars, ni ensuite ».*

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