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L’américain Goldman Sachs confirme son engagement dans la fintech Jumo

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Mis à jour le 28 février 2020 à 10h33
Andrew Watkins-Ball (debout à droite), fondateur de Jumo devant ses équipes à Cape Town.

Andrew Watkins-Ball (debout à droite), fondateur de Jumo devant ses équipes à Cape Town. © Jumo

En participant au dernier tour de table à 55 millions de dollars de Jumo, la banque américaine fait de la fintech sud-africaine l’une des jeunes pousses les plus prometteuses du continent.

Après une première entrée au capital de Jumo en septembre 2018, la puissante banque américaine Goldman Sachs vient de remettre au pot au bénéfice de la fintech sud-africaine.

Créée en 2015 au Cap par Andrew Watkins-Ball, la jeune pousse spécialisée dans l’épargne, le prêt et l’assurance pour les personnes et les petites entreprises éloignées du système bancaire traditionnel, vient de lever 55 millions de dollars (50 millions d’euros) en dette et capital-risque auprès de la banque américaine et du britannique Odey Asset Management, ainsi que du fonds dédié à l’Afrique et l’Asie, LeapFrog Investments.

Poids lourd

Avec ce nouveau tour de table – son quatrième depuis avril 2018 -, l’entreprise qui cible les marchés émergents et fait partie du club très fermé des start-up africaines actives au-delà des frontières du continent, compte désormais conquérir la Côte d’Ivoire, le Nigeria, ainsi que le Bangladesh et l’Inde.

Elle est d’ores et déjà active au Ghana, au Kenya, au Pakistan, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie et dispose de représentation à Cape Town, New Delhi, Londres, Bombay, Nairobi, Porto et Singapour, où son fondateur est désormais basé.

Avec près de 146 millions de dollars levés depuis sa création auprès d’acteurs de renom comme Google qui l’a intégré dans son accélérateur en mai 2017, la fondation Mastercard, des institutions de développement comme Finnfund ou Proparco (branche privée de l’Agence française de développement), la jeune pousse d’Andrew Watkins-Ball, par ailleurs serial entrepreneur et patron du fonds londonien MWB Capital dédié à la nanotechnologie dans le secteur de l’énergie, fait partie des poids lourds de la scène fintech panafricaine, aux côtés d’Interswitch, Paga ou encore Migo.

15 millions de clients

Jumo est connectée aux opérateurs télécoms continentaux comme Tigo, Airtel ou MTN ainsi que des banques traditionnelles comme Letshego au Ghana ou Barclays en Zambie, pour intégrer ses offres à celles de ses partenaires.

Depuis 2018, la start-up a noué un partenariat avec Uber à Nairobi pour permettre aux chauffeurs d’accéder à des prêts pour l’achat de voitures en fonction de leur note et avec option de remboursement flexibles.

En 2019, la start-up, qui revendique avoir permis l’octroi de plus d’un milliard de dollars de prêts à 15 millions de clients, comptait 300 collaborateurs à travers onze pays.

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