Santé

Avec son lancement au Sénégal, Biogaran poursuit sa conquête de l’Afrique

Cérémonie de lancement de Biogaran, le 19 février 2020 à Dakar.

Cérémonie de lancement de Biogaran, le 19 février 2020 à Dakar. © Biogaran

Le laboratoire pharmaceutique français, qui vient de démarrer ses activités commerciales au Sénégal avant de se lancer au Mali et en Guinée, entend participer à la lutte contre les faux médicaments.

Mettre sur le marché sénégalais 24 médicaments génériques bioéquivalents dans l’immédiat, puis dix nouveaux médicaments chaque année. C’est l’objectif dévoilé par le laboratoire pharmaceutique français Biogaran, qui a lancé ses activités commerciales à Dakar lors d’une cérémonie officielle, le 19 février.

Il s’agira, a promis l’entreprise « de médicaments qui présentent un fort intérêt pour les patients du Sénégal car ils ne sont pas ou peu disponibles sur le territoire », et ciblent des pathologies telles que l’hypertension, le diabète et les cancers. « Nous voulons travailler avec les professionnels de santé pour cibler les produits qu’il est important de mettre sur le marché sénégalais », a précisé à Jeune Afrique, le directeur général et directeur des affaires internationales de Biogaran, Emmanuel Le Doeuff.

La filiale de Servier spécialisée dans les médicaments génériques, déjà présente au Nigeria depuis 2017, en Côte d’Ivoire, au Congo et au Gabon depuis 2019, lance également ses activités commerciales au Mali, ce 21 février, avant d’aborder le marché guinéen puis, dans les prochains mois, le Togo, le Bénin et le Burkina Faso », a précisé son dirigeant.

L’Afrique francophone, un marché « intéressant »

Alassane Mbengue, secrétaire général du ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale, a salué l’arrivée de l’entreprise dans lequel les autorités voient « un accompagnement du Sénégal dans sa politique de santé » et précisé que ces dernières seraient vigilantes quant à la qualité des produits mis sur le marché local.

« C’est grâce à des laboratoires qui apporteront des médicaments de qualité, commercialisés en pharmacie à des prix abordables, que les patients n’auront pas besoin d’aller acheter des médicaments faux ou de moins bonne qualité dans des réseaux de distribution non contrôlés », a réagi Emmanuel Le Doeuff, rappelant que les médicaments contrefaits, majoritairement présents en Afrique subsaharienne, « sont la cause de près de 100 000 décès chaque année, selon l’OMS ».

Le dirigeant, qui n’a pas caché son « intérêt » pour le marché de l’Afrique francophone, n’a pas souhaité s’exprimer sur des objectifs chiffrés pour son entreprise, indiquant simplement que Biogaran a investi « plusieurs dizaines de millions d’euros depuis 2017 » pour pouvoir démarrer ses activités sur le continent. « Le continent africain va très certainement exploser au 21e siècle, tant en termes économiques qu’en termes démographiques et on se dit qu’il est important de pouvoir offrir à l’ensemble des patients des médicaments de qualité aux prix qu’ils pourront payer ».

« Notre première démarche est l’enregistrement de nos produits. À ce jour, dans toute la zone, 200 dossiers ont abouti et 400 sont en cours d’enregistrement », a précisé Emmanuel Le Doeuff, qui a déclarer investir aussi dans des études de stabilité pour s’assurer que les produits sont compatibles avec cette zone climatique.

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