Arts

Marrakech : La foire 1-54 prend ses quartiers à La Mamounia

Dounia #2, de ARTSIMOUS (2018).

Dounia #2, de ARTSIMOUS (2018). © Courtesy of the artist and VOICE gallery

Avant les événements de New York (mai) et Londres (octobre), la foire d’art contemporain africain créée par la Marocaine Touria El Glaoui fait escale pour la troisième année consécutive à Marrakech, le temps d’un week-end dans le très luxueux palace de La Mamounia.

Et de trois ! Pour la troisième fois consécutive, la foire d’art contemporain africain 1-54 fait halte au Maroc, terre natale de sa créatrice, Touria El Glaoui. Et pas n’importe où : dans le cadre luxueux de l’hôtel La Mamounia, les 22 et 23 février, où seront rassemblés 20 galeries d’Afrique et d’Europe représentant 70 artistes reconnus ou émergents.

Pour 1-54, c’est le premier événement d’une année qui en compte trois, les deux autres ayant lieu aux États-Unis (The Caldwell Factory, Chelsea) en mai et au Royaume-Uni (Somerset House, Londres) en octobre. Si l’étape marrakchie n’est pas la plus importante au regard du nombre de galeries participantes, c’est un événement attendu par le monde de l’art de la ville marocaine.

De nombreux partenariats

OUT OF WATER, de l'oeuvre d'Alun Be, dans le cadre de Evol Series (2019)

OUT OF WATER, de l'oeuvre d'Alun Be, dans le cadre de Evol Series (2019) © Courtesy LouiSimone Guirandou Gallery

Les partenariats tissés par 1-54 offrent en effet à plusieurs institutions locales l’occasion de bénéficier d’une attention internationale. Cette année ne dérogera pas à la règle puisque le Musée Yves-Saint-Laurent, le Macaal, l’Institut français, DaDa, Le 18, Montresso* Art Foundation et Comptoir des Mines Galerie proposent au même moment des projets partenaires.

Ainsi, à titre d’exemple, Comptoir des mines Galerie présente Ressala, une exposition de l’artiste marocain Mohamed Arejdal, tandis que le Macaal (Musée d’art contemporain Al Maaden) explore « la politique de l’espace et du lieu » avec « Have you seen a horizon lately ? », rassemblant des œuvres de différents artistes tels Yoko Ono (États-Unis), Kapwani Kiwanga (France-Canada), Rahima Gambo (Nigéria) ou Amina Benbouchta (Maroc). A la fondation Montresso*, cinq artistes originaires du Congo présenteront leur travail sous le label In-discipline, qui avait déjà permis à des plasticiens béninois et ivoiriens de s’exprimer lors des éditions précédentes.

Programmation riche

Nightscapes, 2018, de Elsa Bleda.

Nightscapes, 2018, de Elsa Bleda. © Courtesy the artist and AFRONOVA GALLERY

Outre ces projets partenaires, 1-54 a dores et déjà annoncé un vaste programme de conférences autour du sujet « Communal Knowledge at Large » et le lancement d’une application dédiée, gratuite, permettant aux visiteurs de s’orienter à travers la foire. Mais l’annonce principale de cette édition concerne une nouvelle collaboration avec la fondation Thami Mnyele d’Amsterdam. Nommée ainsi en mémoire de l’artiste sud-africain combattant de la liberté, assassiné en 1985 au Botswana, la fondation hollandaise sélectionnera un plasticien de la foire et lui offrira une résidence de travail de trois mois à Amsterdam.

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