Politique

Ivanka Trump et le Maroc, entre fascination et diplomatie

| Par
Ivanka Trump et la princesse Lalla Meryem, le 7 novembre 2019 au Palais royal de Rabat.

Ivanka Trump et la princesse Lalla Meryem, le 7 novembre 2019 au Palais royal de Rabat. © Jacquelyn Martin/AP/SIPA

Dans ses récentes sorties, la fille du président américain ne tarit pas d’éloges sur le royaume, notamment au sujet de la réforme des terres collectives. Et tant mieux si ça peut servir au passage le « deal du siècle » promu par son époux, Jared Kushner…

Il n’y a quasiment plus un discours d’Ivanka Trump où elle n’encense pas le Maroc. En une semaine, la fille et conseillère du locataire du bureau ovale a salué à deux reprises, les « réformes importantes et audacieuses » entreprises par le royaume en faveur de l’émancipation économique des femmes.

Une première fois, mercredi 12 février à Washington, à l’occasion de la célébration au département d’Etat du 1er anniversaire de l’ONG qu’elle pilote : l’Initiative de développement économique des femmes (W-GDP). Avant de remettre une couche dimanche 16 février à Dubaï, lors de la session d’ouverture du Global Women’s Forum 2020.

Des lois pour garantir les droits des femmes

Et si le Maroc est bien vu par le porte-étendard du féminisme de l’administration Trump, c’est en raison des lois sur les terres dites Soulaliyates. Un arsenal législatif important avait été adopté pour garantir les droits des femmes sur les terres collectives et leur permettre de bénéficier des opportunités économiques qui y sont générées. Une réforme qui avait d’ailleurs été applaudie, en août dernier, par un tweet dithyrambique de la même Ivana Trump.

Depuis, elle a eu tout le loisir de succomber aux charmes de l’hospitalité marocaine lors d’un déplacement en novembre 2019, quelques mois seulement après celui de son mari Jared Kushner. Ce dernier est le principal promoteur du « deal du siècle » proposé par Donald Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien et qui met en émoi la rue arabe.

Cet excès de complaisance à l’égard du royaume n’est-il pas lié à la position modérée de la diplomatie chérifienne sur le plan Trump ?

La diplomatie, une affaire de famille

Ivana Kushner épouse la cause de son homme et ne manque pas de le clamer, que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur les pupitres de sommets internationaux. Son récent excès de complaisance à l’égard du royaume ne serait-il pas alors lié à la position modérée de la diplomatie chérifienne sur le dossier du Proche Orient ?

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte