Electricité

Avec General Electric, les capitaux américains font leur grand retour en RDC

Le barrage Inga 1, à 350 km à l'ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 26 juin 2016.

Le barrage Inga 1, à 350 km à l'ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 26 juin 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

Le géant américain s’est engagé à investir plus d’un milliard de dollars en RDC, principalement sur le barrage Inga et dans le domaine de la santé.

Le 12 février, un protocole d’accord de plus d’un milliard de dollars a lié l’entreprise américaine General Electric, représentée par George Njenga, son directeur exécutif pour l’Afrique subsaharienne, et le gouvernement congolais, représenté par le ministre de la Santé, Eteni Longondo, et celui des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Eustache Muhanzi Mubembe.

« Il s’agit de l’investissement américain le plus important en RDC », a déclaré à la presse Peter Pham, envoyé spécial des États-Unis pour les Grands Lacs, qui a assisté à cette cérémonie en compagnie de l’ambassadeur américain dans le pays, Mike Hammer.

« De la place pour tous les acteurs » après le départ des espagnols d’Inga III

Avec la promesse de construire en trois ans des infrastructures électriques d’une capacité de 1000 MW, GE fait son entrée sur le gigantesque complexe hydroélectrique Inga, dont le troisième volet est en cours de développement. Deux consortiums – l’un chinois et l’autre européen – se sont déjà vus confier le chantier en 2016, mais l’entreprise espagnole ACS, qui menait le second consortium, en a claqué la porte fin janvier.

De quoi libérer une place de leader pour General Electric ? Il est un peu tôt pour le dire. Selon le ministre Eustache Muhanzi Mubembe, la présence américaine dans le projet Inga 3 est la bienvenue et ne présente aucun obstacle pour les autres partenaires qui voudraient bien accompagner ce projet. »L’accord de développement reste ouvert. Les espagnols sont partis sans que personne ne les chasse, la  RDC voudrait plutôt avoir tout le monde avec elle. Les américains, les chinois, les indiens, les égyptiens sont tous les bienvenus », a-t-il indiqué.

Équipements sanitaires

Selon nos confrères de Bloomberg, l’accord prévoit aussi une intervention de GE pour réhabiliter des turbines sur les barrages d’Inga I et II, les deux premiers volets du méga-complexe, qui doit en tout comporter huit barrages et produire 88 000 MW, a rappelé le ministre.

General Electric s’engage aussi fournir des matériels pour l’équipement des hôpitaux et centres de santé à travers le pays.

Cette signature marque le grand retour des capitaux américains en RDC, quatre ans après le départ de Freeport-McMoran qui avait cédé en mai 2016 sa participation majoritaire dans Tenke Fungurume Mining (TFM) – à l’époque la plus grosse unité de production de cuivre du pays – au chinois Molybdenum, pour plus de 2,6 milliards de dollars.

Selon Peter Pham, le gouvernement américain est le plus gros contributeur en RDC dans le domaine de la santé, notamment dans la lutte contre Ebola. Et dans le domaine de l’éducation, plus de mille écoles sont soutenues par des subventions américaines, a-t-il ajouté.

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