Politique

Mali : le village martyr d’Ogossagou de nouveau ciblé par une attaque meurtrière

Une soldat malien sur les lieux de la tuerie d'Ogossagou, dans le centre du Mali, en mars 2019.

Une soldat malien sur les lieux de la tuerie d'Ogossagou, dans le centre du Mali, en mars 2019. © DR / Présidence malienne

Ogossagou a de nouveau été le théâtre d’une attaque meurtrière, menée par des hommes armés non identifiés dans la nuit de jeudi à vendredi. Près de 160 civils avaient été tués en mars dernier dans ce village du centre du Mali.

« J’ai fait le décompte en présence des militaires et des services de santé. Nous avons 20 morts, certains étaient calcinés », a déclaré le chef du village, Aly Ousmane Barry, indiquant que l’attaque menée dans la nuit de jeudi à vendredi par une trentaine d’hommes armés avait eu lieu quelques heures après le retrait de l’armée malienne de la localité. L’attaque a été confirmée par un élu d’Ogossagou, qui parle, lui, d’un bilan de 11 morts.

Le 23 mars 2019, l’attaque par des hommes armés de ce village peul avait fait 160 morts civils peuls. L’attaque, attribuée à des chasseurs dogons, avait été le point culminant de violences intercommunautaires en mars-avril dans le centre du Mali.

Cette région est prise dans un tourbillon de violences depuis 2015 et l’apparition d’un groupe jihadiste affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) emmené par le prédicateur peul Amadou Koufa, qui a largement recruté parmi sa communauté. Le gouvernement malien a limogé l’état-major de l’armée et annoncé la dissolution de la milice Dan Na Ambassagou après le massacre du 23 mars 2019.

Au cours de la même nuit, un soldat malien a été tué lors d’une attaque visant le camp militaire de Mondoro, situé lui aussi dans le centre du pays. Le poste des forces armées maliennes a également fait trois blessés, selon une source sécuritaire. Ce camp, ainsi que celui de Boulkessi, proches de la frontière avec le Burkina Faso, avaient déjà été frappés en septembre par une double attaque jihadiste durant laquelle au moins 40 soldats avaient été tués.

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