Société

[Chronique] Saint-Valentin en Afrique : attention aux amours hackées…

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Mis à jour le 14 février 2020 à 16h23

Par  Damien Glez

Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè

Attention aux sites de rencontres, et pas seulement

Attention aux sites de rencontres, et pas seulement © Glez

En 2019, plus de 7 700 attaques cybercriminelles perpétrées sur le continent africain auraient été menées via des imitations d’applications et sites de rencontres.

L’Afrique est-elle plutôt le continent de l’amour ou le continent de l’arnaque ? En cette période de fête des amoureux, elle semble avoir tout du continent de l’arnaque amoureuse. C’est ce que révèle l’entreprise mondiale de cybersécurité Kaspersky.

Dans un communiqué de presse, le producteur d’antivirus dévoile qu’en 2019 sur le continent africain, 7 734 attaques cybercriminelles auraient été réalisées via des reproductions de sites et applications de rencontre populaires, ciblant quelque 2 548 utilisateurs. La majorité des attaques concernent l’Afrique du Sud, devant le Kenya et le Nigeria.

À l’aide d’une façade numérique plus ou moins sophistiquée, les hackers prennent l’apparence d’applications de rencontre populaires comme Bumble ou Zoosk, mais surtout Tinder, dans près d’un tiers des cas.

Une fois en contact avec le candidat à l’amour, les escrocs peuvent aspirer des données personnelles ou propulser des logiciels malveillants comme des chevaux de Troie. Les moins cruels bombardent la victime de publicités indésirables, tandis que les plus audacieux « s’installent durablement » dans le système, y implantant d’autres logiciels malveillants.

Mordre à l’hameçon des sentiments

Quand l’opération ne se conclut pas par un chantage graveleux, elle peut aboutir à des prélèvements bancaires non sollicités.

Encore plus patients, certains cybercriminels sont, eux, spécialisés dans le « phishing », cette technique d’hameçonnage qui peut conduire à une usurpation d’identité.

Même si un site internet ne suppose pas de grandes transactions financières, les simples données personnelles – comme de banales références de comptes de réseaux sociaux – constituent des monnaies d’échange pour les pirates informatiques.

Or la vigilance des internautes semble décroître avec la montée d’adrénaline du trouble amoureux. Comme le rappelle Kaspersky, en cette période de Saint-Valentin, la meilleure protection reste la prudence, en s’assurant notamment  de bien utiliser la version légale de l’application de son choix.

Longtemps tabou sur le continent africain, le recours à la « béquille » électronique dans la recherche d’un partenaire est progressivement entré dans les habitudes, sinon dans les mœurs officielles. En matière de statistiques spécifiquement centrées sur l’Afrique, les créateurs des applis ne sont pas plus loquaces que les utilisateurs…

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