Diplomatie

Pour l’ambassadeur de Palestine en Tunisie, « il existe une coordination totale entre les deux pays »

Manifestation de soutien à la cause palestinienne sur l'avenue Bourguiba, à Tunis, en mars 2019.

Manifestation de soutien à la cause palestinienne sur l'avenue Bourguiba, à Tunis, en mars 2019. © AP/Sipa

Hael Al Fahoum, l’ambassadeur de Palestine à Tunis, revient sur le plan de paix américain pour le Proche-Orient, contre lequel Tunis et Ramallah travaillent main dans la main.

Ancien ambassadeur de Palestine en France, Hael Al Fahoum a posé ses valises en Tunisie il y a cinq ans, un pays où il assure avoir des « bons rapports avec tous les partis politiques », et « notamment avec la présidence ».

Dans son bureau, où un écran diffuse 24h/24 les images venant de Cisjordanie et de Gaza, les symboles nationaux – un portrait d’Arafat, une photo du poète Mahmoud Darwish – ne laissent aucun doute sur ses origines. Devant lui, sur la table, la carte de la Palestine proposée par Donald Trump dans son « deal du siècle » pour le Moyen-Orient.

Une nouvelle résolution – non contraignante – sur la question palestinienne, alternative au projet du locataire de la Maison Blanche, devrait être présentée prochainement au Conseil de sécurité de l’ONU par la Tunisie, membre non permanent depuis janvier 2020.

« Au niveau international, la Tunisie porte le message des Palestiniens », confirme l’ambassadeur, sans jamais remettre en question le soutien du palais de Carthage à la cause palestinienne, qui a pourtant récemment limogé son ambassadeur à l’ONU à cause d’une « faute diplomatique grave » concernant ce même projet de résolution, par peur d’altérer la relation entre la Tunisie et les États-Unis, a appris Jeune Afrique de source diplomatique. Mais l’ambassadeur insiste : « la coordination entre les deux pays est totale ».

Jeune Afrique : Que pensez-vous du « deal du siècle » de Donald Trump ?

Hael Al Fahoum : Ce plan est tout simplement une mauvaise stratégie, et cette carte morcelée ne représente pas un État palestinien. Il y a un consensus international, comme le montre le Conseil de sécurité, sur les paramètres de la solution à deux États.

Au lieu de présenter de nouveaux projets, pourquoi ne cherche-t-on pas une solution qui va dans le sens des intérêts de toutes les parties concernées, des Palestiniens comme des Israéliens ? Pourquoi légitimer un processus d’annexion illégal au regard du droit international ?

L’approche de Donald Trump est suicidaire et seule une solution alternative permettra de protéger les générations futures. Ce plan représente la dernière étape d’une stratégie qui dure depuis plus d’un siècle.

Que contient ce projet de résolution tunisien sur la question palestinienne ?

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