Télécoms

Orange entame une année pleine de défis en Afrique, après ses bons résultats 2019

Kiosque Orange Money dans le quartier des Almadies à Dakar.

Kiosque Orange Money dans le quartier des Almadies à Dakar. © © Sylvain Cherkaoui pour JA, 2018.

Avec une croissance du chiffre d’affaires de 6,2 % en 2019, la région Afrique et Moyen Orient est de loin le marché le plus dynamique du groupe qui y intensifie ses investissements. Selon ses objectifs, elle doit représenter 20 % de ses revenus en 2025.

L’Afrique continue de tirer fortement la croissance globale d’Orange. L’opérateur français a dévoilé jeudi ses résultats pour 2019, dans lesquels l’entité Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA) enregistre un chiffre d’affaires de 5,6 milliards d’euros, en croissance de 6,2 % par rapport à 2018 pour un excédent brut d’exploitation (Ebidta) de 1,8 milliards d’euros (+9,4 % par rapport à 2018). La zone, qui fédère 122 millions de clients mobiles, représente 13 % des résultats du groupe dont le chiffre d’affaires s’élève à 42 milliards d’euros en 2019.

4G et fibre optique

En dix ans, la part d’OMEA aura donc progressé de huit points, faisant de la zone le marché régional le plus dynamique du groupe. Une performance qu’Orange compte poursuivre afin que l’entité représente 20 % des revenus globaux du groupe d’ici 2025. Pour y parvenir, l’opérateur compte sur plusieurs relais de croissance propres à l’Afrique.

Le groupe prévoit de basculer la totalité de sa clientèle sur le réseau 4G déjà lancé dans 17 pays, sur 18 couverts au total.  Seule la République centrafricaine n’en dispose pas pour le moment. En décembre 2019 pourtant, Stéphane Richard, PDG d’Orange, a assuré que l’ensemble des pays d’OMEA disposeront d’une licence 4G en 2020. Une accélération est également prévue sur l’internet fixe dans ses marchés les plus important : au Sénégal, au Maroc où la fibre optique (FTTH) est un moyen de contourner la toute-puissance de Maroc Telecom et en Côte d’Ivoire, où l’opérateur espère atteindre 500 000 foyers éligibles dans trois ans.

Orange Bank déçoit en Europe

Autre pari de taille pour Orange, le lancement – prévu pour ce trimestre – de ses services bancaires dans huit pays d’Afrique de l’Ouest. Le patron d’OMEA, Alioune Ndiaye, nourrit de grandes ambitions pour ces nouveaux services grâce auxquels il espère atteindre 800 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2023.

Son assurance fait écho à l’enthousiasme de Stéphane Richard en 2017, année où Orange Bank a été lancé en France. Deux ans plus tard, le service qui comptait rapidement atteindre deux millions de clients, n’en possède que 500 000 et vise la rentabilité d’ici 2023 ou 2024.

En Afrique, le projet sera à surveiller. Orange Bank, lancé en partenariat avec le groupe panafricain NSIA, peut compter sur les synergies possibles avec Orange Money, son service de paiement par mobile qui fédère 18,2 millions de clients sur la zone en 2019 soit une hausse de 20 % par rapport à 2018.

Pour parvenir à ses fins, l’opérateur français dont le taux de marge est de 32 % en Afrique et au Moyen-Orient, poursuit ses investissements sur la zone. En 2019, le groupe a réinjecté 17,5 % de ses revenus, espérant ainsi connaître une croissance (chiffre d’affaires et Ebitda) d’au moins 5 % par an jusqu’en 2023.

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