Energies renouvelables

Google se désengage du plus grand projet éolien d’Afrique

Éoliennes (photo d'illustration).

Éoliennes (photo d'illustration). © Tétard Olivier/Flickr Creative commons

En raison de divers retards sur le projet kényan de Turkana, l’accord entre Alphabet, la maison mère de Google, et Vestas, fabricant de turbines d’origine danoise, sur la vente des parts de ce dernier a été résilié.

Le danois Vestas est désormais à la recherche d’un candidat à la reprise de ses 12,5 % de participation dans le gigantesque projet de ferme éolienne, situé sur la rive du lac Turkana au Kenya.

« À la suite de retards liés principalement à la ligne de transmission, l’accord de Vestas avec Google a été résilié en 2019 », a déclaré le porte-parole du fabricant d’éoliennes.

En 2015, Vestas avait signé un accord avec le géant technologique américain Google, aux termes duquel le danois lui céderait sa participation dans le consortium Lake Turkana Wind Power (LTWP) deux ans plus tard, lors du démarrage effectif du parc éolien.

Or, bien qu’effectivement achevé en mars 2017, le parc éolien n’a pu être connecté au réseau électrique kényan qu’en septembre 2018. En cause, des problèmes dans le financement de la ligne électrique ad hoc de 428 kilomètres, ainsi que pour l’acquisition de terrains pour la construire, des responsabilités incombant à l’État.

Deuxième investissement de Google dans le renouvelable africain

Le projet de 680 millions de dollars, soit le plus grand investissement privé de l’histoire du Kenya, a été inauguré par le président Uhuru Kenyatta en juillet 2019. Avec ses quelque 365 turbines, il est présenté comme le plus grand parc éolien d’Afrique. Installé dans une zone semi-désertique du nord du Kenya, et dans un corridor naturel considéré comme un des endroits les plus venteux au monde, l’installation doit produire plus de 15 % des besoins en électricité du pays.

Mais si Vestas a fourni les turbines alimentant le site de Turkana, d’une capacité de 300 mégawatts pour une production électrique annuelle de 1 400 GWh, sa stratégie « n’inclut pas d’être propriétaire d’un parc éolien à long terme » a indiqué le porte-parole de la société à nos confrères de Bloomberg, précisant être « actuellement en discussions avec des acheteurs potentiels de nos actions ».

À noter que le projet de Turkana représentait jusqu’alors le 22e investissement de Google dans l’énergie renouvelable dans le monde et son deuxième dans ce secteur en Afrique. En 2013, le géant américain a injecté 12 millions de dollars dans Jasper Power Project, un parc photovoltaïque de 96 mégawatts en Afrique du Sud.

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