Sport

Organisation des Jeux de la Francophonie : « La RDC offre toutes les garanties »

Réservé aux abonnés | | Par - envoyé spécial à Addis-Abeba
Mis à jour le 08 février 2020 à 12h24
Des supporteurs congolais laissent éclater leur joie lors de la finale du CHAN qui opposait la RD Congo au Mali le dimanche 8 février 2016.

Des supporteurs congolais laissent éclater leur joie lors de la finale du CHAN qui opposait la RD Congo au Mali le dimanche 8 février 2016. © MONUSCO Photos

La RDC est prête à organiser les prochains Jeux de la Francophonie, prévus pour juillet 2021, d’après Pépin-Guillaume Manjolo, ministre congolais de la Coopération internationale, de l’Intégration régionale et de la Francophonie, qui remercie la Côte d’Ivoire pour son partage d’expérience en la matière.

En marge du sommet de l’Union africaine qui se tient à Addis-Abeba, l’OIF et la République démocratique du Congo (RDC) ont organisé une soirée francophone, offrant à leurs convives un concert de la star congolaise Fally Ipupa.

L’occasion pour le ministre congolais de la Coopération internationale, de l’Intégration régionale et de la Francophonie Pépin-Guillaume Manjolo de s’entretenir avec la secrétaire général de l’OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo et de rassurer sur la capacité de la RDC à accueillir les prochains Jeux de la Francophonie, qui se tiendront du 23 juillet au 1er août 2021.

Jeune Afrique : Qu’est-il ressorti de votre échange avec Louise Mushikiwabo ?

Pépin-Guillaume Manjolo : Je voudrais d’abord préciser que cette soirée est une co-organisation entre l’OIF et la RDC. Nous avons pris en charge l’artiste, et  la logistique nécessaire à sa venue. Avec la secrétaire général de l’OIF, nous avons parlé des préparatifs des Jeux de la francophonie, avec toutes les procédures de mise en place, les étapes à franchir, l’évolution de la situation sur le terrain.

La RDC est-elle en mesure de respecter le cahier des charges imposé par l’OIF ?

Le cahier des charges fixe les procédures à suivre pour que nous soyons en adéquation avec les standards de sécurité, étape par étape. Ils viennent vérifier par exemple que la RDC pourra faire face à des situations épidémiques, comme aujourd’hui avec le coronavirus.

Il s’avère que la RDC est en norme dans la mesure où elle a abrité plusieurs sommets récemment. Je dois rappeler qu’il n’y a jamais eu d’attentat en RDC. Et nous continuons à travailler pour que rien ne puisse arriver pendant ces Jeux. Beaucoup des jeunes qui viendront n’ont jamais été dans de grandes villes, ni même en Afrique.

Et nous voulons assurer aux États membres que nous sommes un pays d’accueil, un pays hospitalier qui a la maîtrise de tous ces paramètres sur la sécurité et la protection de leurs jeunes ressortissants qui se rendront en RDC.

Vous inspirez-vous de l’expérience ivoirienne en la matière (la Côte d’Ivoire ayant accueilli les Jeux de la Francophonie en 2017, NDLR) ?

Nous sommes en contact avec la Côte d’Ivoire, grâce à une représentant spéciale de l’UA en Côte d’Ivoire qui est une Congolaise, et avec laquelle j’ai déjà eu plusieurs discussions. Elle a pris langue pour nous avec les autorités ivoiriennes de sorte que très prochainement nous puissions nous inspirer de leur expérience dans le domaine pour qu’on s’assure qu’on fera les choses selon les normes.

Il s’avère que certains pays occidentaux, qui sont très bien outillés, ne sont pas en mesure d’organiser de bons jeux (les Jeux de la Francophonie à Nice en 2013 avaient connu plusieurs ratés, NDLR). Les couacs, ça arrive ! C’est pour cela que nous nous assurons de l’accompagnement pas à pas de l’OIF pour avoir toutes les garanties nécessaires, pour être sûr que nous n’avons fauté nul part, et que nous avons écouté l’OIF. Le cahier des charges et la grille d’évaluation ont déterminé que la RDC est aux normes et peut abriter les Jeux. Mais bien sûr, pour autant, nous restons un État souverain.

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