Sécurité

Le tour d’Afrique d’António Guterres : Libye, Sahel, Cameroun, Guinée, RDC, climat…

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à Washington le 23 juin 2018.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à Washington le 23 juin 2018. © Cliff Owen/AP/SIPA

À la veille du sommet de l’Union africaine, le secrétaire général de l’ONU António Guterres fait le tour du continent africain dans un entretien accordé à Jeune Afrique.

Le jeu des puissances mondiales et régionales attise la montée des périls en Libye. Avec son rôle actif pour résoudre la crise libyenne, l’Organisation des Nations unies se heurte frontalement au maréchal Haftar, soutenu par la Russie, l’Égypte, les Émirats arabes unis, et même, plus discrètement, par la France et les États-Unis.

Avec près de 100 000 casques bleus déployés sur le globe, l’ONU reste un acteur de poids sur cette scène internationale troublée. António Guterres veut croire que les Nations unies peuvent jouer un rôle pour stabiliser l’est de la RD Congo, pour promouvoir des solutions globales à la crise du Sahel, au-delà du seul enjeu sécuritaire.

Alors que l’Afrique se donne rendez-vous à Addis-Abeba pour le 33e sommet de l’Union africaine, António Guterres partage avec Jeune Afrique sa vision des défis du continent.

Jeune Afrique : La conférence de Berlin, consacrée à la Libye, a débouché sur des déclarations d’intention, qui ont pour le moment peu d’effets sur le terrain. L’ONU et la communauté internationale sont-elles à court de solutions pour permettre une cessation des hostilités en Libye ?

Antonio Guterres : Nous assistons depuis plusieurs mois à une escalade progressive et dangereuse du conflit. Les conséquences pour le peuple libyen sont désastreuses et dépassent les frontières du pays. Le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme et les résolutions du Conseil de sécurité ont été violés ou ignorés à plusieurs reprises.

L’appui militaire extérieur fourni aux parties augmente le risque d’un conflit régional. Et à mon avis, c’est ce risque qui, dans une certaine mesure, a rendu la conférence de Berlin possible. Les participants, comme vous le savez, se sont engagés à s’abstenir de toute ingérence dans le conflit ou dans les affaires intérieures de la Libye. Ils ont aussi réitéré leur engagement à œuvrer pour une solution politique au conflit.

La trêve a été violée depuis. Les autres engagements pris à Berlin aussi, y compris l’embargo sur les armes. C’est inacceptable.

Un militaire libyen à Sirte, en février 2015. Photo prise par Mohamed Ben Khalifa, qui a été tué le 19 janvier 2019.

Un militaire libyen à Sirte, en février 2015. Photo prise par Mohamed Ben Khalifa, qui a été tué le 19 janvier 2019. © Mohamed Ben Khalifa/AP/SIPA

La médiation de Ghassan Salamé est-elle encore possible dans ces conditions ?

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