Agroalimentaire

Noix de cajou : la Côte d’Ivoire lance la campagne 2020 avec une hausse du prix au producteur

La Côte d'Ivoire est le deuxième producteur mondial de noix de cajou. Le pays compte environ 250 000 planteurs d'anacardiers.

La Côte d'Ivoire est le deuxième producteur mondial de noix de cajou. Le pays compte environ 250 000 planteurs d'anacardiers. © Olivier pour J.A.

Le conseil des ministres vient d’adopter un décret portant fixation du prix du kilogramme à 400 francs CFA pour la campagne 2020 de la noix de cajou qui démarre ce jeudi 6 février.

Malgré une conjoncture internationale défavorable avec des cours mondiaux autour de 1 300 dollars la tonne (1 180 euros/tonnes), la gouvernement ivoirien procède à une hausse du prix plancher unique pour les cultivateurs de noix de cajou. Passant cette année à 400 francs CFA le kilogramme, contre 375 francs CFA en 2019.

Une augmentation qui vise à améliorer le revenu des producteurs qui a baissé l’an dernier. « Le gouvernement a baissé le taux du droit unique de sortie-principale (DUS, principale taxe sur les exportations) qui passe de 10 % à 7 % », a expliqué Sidi Tiemoko Touré, le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement.

Des chiffres en baisse

La récolte globale pour 2019 est estimée à 654 000 tonnes de noix, contre 761 317 tonnes en 2018. La Côte d’Ivoire a exporté 574 000 tonnes de celle-ci, contre 642 000 tonnes un an auparavant. La transformation locale a, elle, baissé de 16 %. Pour 2020, la Côte d’Ivoire prévoit une production de quelque 800 000 tonnes, pour une production mondiale de 3,8 millions de tonnes.

La campagne de commercialisation 2019 a été marquée par une vaste contrebande de la récolte ivoirienne. Le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), l’autorité de régulation, estime à environ 200 000 tonnes la contrebande vers les pays limitrophes que sont le Ghana, le Burkina Faso, le Mali et la Guinée.

La Côte d’Ivoire a décidé, dans le cadre de la campagne 2020, de renforcer la sécurité aux frontières terrestres pour lutter contre la fuite de la production. Le ministre de Justice prépare quant à lui de nouveaux textes pour réprimer la contrebande.

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