Politique

Maroc : l’Istiqlal demande la révision des lois électorales

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Mis à jour le 05 février 2020 à 18h22
Le chef de file de l’Istiqlal, Nizar Baraka, le 11 janvier 2020.

Le chef de file de l’Istiqlal, Nizar Baraka, le 11 janvier 2020. © Nizar Baraka/Twitter

Actuellement dans l’opposition, le parti de Nizar Baraka est le premier à évoquer la nécessité de revoir le processus du double scrutin attendu en 2021. Une manière pour la formation de se préparer aux prochaines élections dans les meilleures conditions.

« C’est un marronnier. D’une élection à l’autre, les lois électorales sont retouchées, parfois même au dernier moment », assène un observateur politique. L’année 2021, avec son double scrutin communal et législatif, ne risque pas de faire exception. Les formations politiques en ont conscience, mais c’est le parti de l’Istiqlal qui a été le premier à dégainer.

Dans une missive adressée au chef du gouvernement, le 3 février, le chef de file de l’Istiqlal Nizar Baraka souligne « l’urgence d’ouvrir le chantier des réformes du système électoral ». Il suggère un réexamen du cadre juridique des élections dans tous ses aspects : mode de scrutin, découpage électoral, seuil d’éligibilité, représentation des femmes et des jeunes, participation de la communauté marocaine à l’étranger, date des élections et de la campagne…

« Plus tôt les partis auront connaissance de tous les paramètres afférents aux prochains scrutins, mieux ils pourront s’y préparer », explique un cadre istiqlalien, qui croit dans les chances de sa formation de remporter les élections.

Restaurer la confiance

Troisième force politique du royaume (avec 46 députés, 24 conseillers et deux présidents de régions), la formation – qui a choisi le camp de l’opposition – estime que le lancement de ces concertations sur les lois électorales est un préalable au vaste chantier de réformes nécessaires pour restaurer « la confiance dans l’action politique et dans les institutions élues ».

Saadeddine El Othmani, chef du gouvernement et secrétaire général du PJD, a accusé réception de cette requête sans pour autant lui donner suite pour le moment. À l’instar des autres zaïms de partis, il sait bien que le processus électoral est du ressort du département de l’Intérieur, qui décidera du timing idoine pour lancer ces concertations.

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