Pétrole & Gaz

George Weah cherche à renflouer les caisses du Liberia grâce aux hydrocarbures

George Weah à Paris, le 22 février 2018

George Weah à Paris, le 22 février 2018 © Vincent Fournier pour Jeune Afrique

Le président libérien George Weah annonce un appel d’offres pour de l’exploration pétrolière et gazière. Devant être officiellement lancé en avril, il vise la reprise des opérations de forage au large des côtes du Liberia, après une longue période d’inertie.

L’appel d’offres concernera neuf des 33 blocs libériens et permettra « à des compagnies pétrolières et gazières internationales à la compétence reconnue de faire acte de candidature, en espérant une relance des programmes d’exploration après des années d’inaction », a détaillé George Weah lors de son traditionnel discours annuel devant le Parlement sur l’État de la nation lundi 27 janvier.

Le chef de l’État, à son poste depuis deux ans, a rappelé qu’à sa prise de fonctions il avait promis de favoriser la recherche de pétrole et de gaz, potentielles sources de revenus dans un pays affligé par la pauvreté. Des amendements apportés en 2019 à la loi sur le pétrole permettent à présent de lancer des appels d’offres internationaux, a-t-il dit.

Le bassin dans lequel se trouvent les neuf blocs fait partie des dernières régions au large de l’Afrique de l’Ouest inexplorées pour leurs réserves potentielles, indiquent des experts.

Défense de son action

Dans une vue d’ensemble datée de 2019, l’International Trade Administration soutenant les entreprises américaines à l’international écrivait que l’exploration à la recherche d’hydrocarbures avait commencé dans les eaux territoriales libériennes à la fin des années 1960 et avait cessé pour une série de raisons.

George Weah, confronté à la déception d’une partie de ceux qui ont porté à la présidence l’ancienne star du football, s’est aussi livré à une défense de son action, plaidant à la fois pour la patience et la confiance des Libériens.

« Beaucoup des problèmes dont mon gouvernement a hérité viennent de l’extérieur » et certains « existent depuis des décennies », a-t-il dit. »Le changement que j’ai promis se fait sentir », a-t-il assuré sans nier l’ampleur des difficultés tout en disant ressentir et comprendre « l’impatience » de ses compatriotes. »Je vous demande d’être indulgents avec moi et, comme nous disons, nous autres Libériens: ‘Donnez-moi une petite chance de réparer, ouais' ».

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