Économie

ONU : le rejet des déchets plastiques en mer coûte 13 milliards de dollars par an

Le coût financier de la pollution plastique en mer s’élève à 13 milliards de dollars par an. C’est l’un des enseignements du 11e annuaire du Programme des Nations unies pour le développement (PNUE), présenté le 23 juin à Nairobi en ouverture de la toute première Assemblée des nations unies sur l’environnement.

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Mis à jour le 24 juin 2014 à 16:13

© Arben Celi/Reuters

Le rejet dans les mers et les océans de déchets plastiques entraîne des dégâts estimés à 13 milliards de dollars chaque année et menace la vie marine, le tourisme et la pêche. C’est le constat alarmant dressé dans la 11e édition de l’annuaire du Programme des nations unies pour le développement (PNUE), rendu public en ouverture de la première Assemblée sur l’environnement de l’ONU, qui se tient du 23 au 27 juin 2014 à Nairobi, siège de l’organisme onusien.

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Le rapport Valuing Plastic, conçu par Plastic Disclosure Project et Trucost – avec le soutien du PNUE-, et publié en complément de l’annuaire du PNUE évalue à 75 milliards de dollars « le coût global en capital naturel de l’utilisation du plastique dans l’industrie des biens de consommation ». Ce chiffre représente l’impact financier négatif des effets globaux de la pollution de l’environnement marin ainsi que les conséquences de la pollution de l’air causée par l’incinération du plastique.

Avantages économiques

« Le plastique joue sans aucun doute un rôle crucial dans la vie moderne, mais les impacts environnementaux de la façon dont nous l’utilisons ne peuvent pas être ignorés », a déclaré Achim Steiner, secrétaire général adjoint des Nations unies et directeur exécutif du PNUE. L’organisme onusien préconise une réduction de l’impact des déchets plastiques à travers notamment un recours plus important au recyclage et « la re-conceptualisation des produits à base de matière plastique ».

Plus de 2 000 participants, 170 délégations nationales et 80 ministres sont attendus pour cette première Assemblée sur l’environnement qui se veut « une plate-forme mondiale pour l’élaboration de politiques environnementales au plus haut niveau » afin de « placer l’environnement sur un même pied d’égalité que les questions liées à la paix, la sécurité, la finance, le commerce ou la santé », indique l’agence AFP.