Diplomatie

Libye : mis à l’écart de la conférence de Berlin, la Tunisie et le Maroc expriment leur mécontentement

De nombreux chefs d'État lors de la conférence de Berlin sur la Libye, le 19 janvier 2020.

De nombreux chefs d'État lors de la conférence de Berlin sur la Libye, le 19 janvier 2020. © Alexei Nikolsky/AP/SIPA

Pour l’Allemagne, la présence de la Ligue arabe, de l’Union africaine (UA) et du Congo-Brazzaville était suffisante pour assurer une représentation des pays africains et arabes lors de la conférence de Berlin sur la paix en Libye. Pas de quoi convaincre Tunis et Rabat, écartés de l’événement.

En plus de n’avoir eu que de maigres résultats, la conférence de Berlin sur la Libye aura fait de nombreux fâchés. À part l’Algérie et l’Égypte, aucun des pays limitrophes de la Libye, pourtant directement concernés par le conflit, n’ont reçu de carton d’invitation pour participer à l’événement, le 19 janvier.

« On ne voit pas comment régler le problème libyen sans impliquer les Africains, à commencer par les pays voisins que sont l’Égypte et l’Algérie, bien sûr, mais aussi la Tunisie, le Tchad, le Soudan et le Niger, qui subissent de plein fouet les conséquences de cette crise », avait déploré le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le 18 janvier, à la veille de la conférence.

L’objectif de l’événement était avant tout d’aborder les questions militaires en axant la rencontre sur le respect du non-respect de l’embargo onusien sur les armes en Libye. D’où la présence, en plus des membres permanents du Conseil de l’ONU, des Émirats arabes unis et de la Turquie qui, selon un récent rapport onusien, se sont distingués pour avoir fourni des armes « de manière routinière et flagrante », en dépit de l’embargo.

« L’Allemagne avait peur de diluer la conversation avec trop d’invités », explique le spécialiste de la Libye et enseignant en géopolitique, Jalel Harchaoui, pour justifier les absences de plusieurs États africains.

Pour Berlin, la présence de la Ligue arabe, de l’Union africaine (UA) et du Congo-Brazzaville [le président congolais Denis Sassou-Nguesso préside le Comité de haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye, ndlr] était suffisante pour assurer une représentation des pays africains et arabes. Pas de quoi convaincre les absents, en particulier la Tunisie et le Maroc.

L’absence tunisienne remarquée

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