Politique

RDC : Jeanine Mabunda répond à Félix Tshisekedi sur l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée

| Par Jeune Afrique avec AFP
Jeanine Mabunda, Présidente Assemblée Nationale congolaise, paris le 4 juillet 2019.

Jeanine Mabunda, Présidente Assemblée Nationale congolaise, paris le 4 juillet 2019. © Bruno Levy pour JA

La présidente de l’Assemblée congolaise a demandé mardi d’éviter les « malentendus » et les risques de « haute trahison », mardi, en réponse au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, qui a agité la veille la menace d’une dissolution de l’Assemblée.

« N’est pas juriste qui veut et nous devons être très prudents (…) quand nous évoquons des textes constitutionnels », a ajouté devant la presse Jeanine Mabunda, proche de l’ancien président, Joseph Kabila. Proclamé vainqueur de l’élection présidentielle, Félix  Tshisekedi a conclu un accord de coalition avec son prédécesseur Kabila, qui a gardé la majorité au parlement.

Dimanche à Londres, où il s’est rendu pour assister au sommet UK-Afrique, le président avait brandi la menace d’une dissolution de l’Assemblée en cas de crise avec ses partenaires. « Jusqu’à présent, je n’ai vu aucun ministre s’opposer à mes décisions. Mais certains ministres me disent qu’ils subissent des pressions », a déclaré le président Tshisekedi. En cas d’obstruction, avait-il précisé « je serai contraint, en fin de compte, de prendre la décision de dissoudre l’Assemblée nationale ».

« Je ne cite que des articles. Je ne prends pas position »

Il ne faut pas « jeter en pâture » au public des articles de la Constitution au risque de provoquer « des incompréhensions et des malentendus », a réagi Jeanine Mabunda. La présidente de l’Assemblée a révélé qu’elle avait abordé la question de la dissolution lors d’un « entretien-vérité » avec le chef de l’État le 13 janvier, en présence du président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, lui aussi issu du FCC de Joseph Kabila.

Tous deux ont rappelé au chef de l’Etat qu’il ne peut y avoir dissolution selon la Constitution qu’en cas de « crise persistante entre le gouvernement et la chambre basse du Parlement, ce qui pour l’heure n’est pas le cas », comme le stipule l’article 48 de la Constitution. Un autre article du texte prévoit que « toute personne qui méconnaît notre loi fondamentale peut être exposée au cas de haute trahison pour violation intentionnelle de la Constitution ». « Je ne cite que des articles. Je ne prends pas position », a précisé la présidente de l’Assemblée nationale. »Je trouve ce débat (sur la dissolution) un peu indécent. C’est un débat accessoire et mineur par rapport à ce que j’appelle la douleur sociale que vivent nos frères et sœurs », a-t-elle par ailleurs dit.

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