Pétrole & Gaz

Sénégal : les financements se débloquent pour l’exploitation du pétrole de Sangomar

| Par - à Dakar
En Afrique subsaharienne, l'addiction aux hydrocarbures fait la différence (photo d'illustration).

En Afrique subsaharienne, l'addiction aux hydrocarbures fait la différence (photo d'illustration). © BRUCE STANLEY/AP/SIPA

Alors que la décision finale d’exploitation du champ pétrolier de Sangomar a fait l’objet de plusieurs reports (2021, 2022 puis 2023), le projet semble désormais sur de bons rails. La junior australienne FAR Limited a notamment annoncé avoir obtenu un financement de 300 millions de dollars.

Après que le consortium chargé de mener à bien l’exploitation du pétrole offshore de Sangomar a scellé, le 14 janvier à Dakar, la Décision finale d’investissement avec le ministère sénégalais du Pétrole et des Énergies renouvelables, Far Ltd a annoncé le 20 janvier avoir obtenu un prêt de 300 millions d’euros.

La junior australienne, qui détient 15 % du projet aux côtés de sa compatriote Woodside (35 %), de l’écossaise Cairn Energy (40 %) et de l’agence publique sénégalaise Petrosen (10 %) s’est en effet vu accorder 300 millions de dollars (270 millions d’euros) par un pool de prêteurs constitué de Macquarie Bank, BNP Paribas et Glencore, qui s’engagent chacun à hauteur de 100 millions de dollars. La société australienne complétera sa quote-part pour le financement du projet notamment par un placement en equity de 146 millions de dollars australiens (186 millions d’euros).

Quelques jours auparavant, le 10 janvier, le ministre sénégalais du Pétrole et des énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé, avait remis à Woodside le décret présidentiel donnant son feu vert à l’exploitation de Sangomar telle que prévue par le consortium, ce qui représente un investissement de 4,2 milliards de dollars, supporté par les différents membres de la joint-venture au prorata des parts qu’ils y détiennent.

100 000 barils de brut par jour

Anciennement dénommé SNE, le gisement offshore de Sangomar, mis au jour en 2014, s’étend sur 400 km2 au cœur des îles du Saloum, à 100 km au sud de Dakar. Ses réserves sont estimées à 2,5 milliards de barils.

Son entrée en production, plusieurs fois repoussée du fait de « changements de stratégie d’investissement pour la plateforme de production, de stockage et de déchargement », selon le gouvernement sénégalais, est finalement prévue pour le début de 2023. Cette première phase d’exploitation devrait permettre de produire 230 millions de barils, avec un rythme de 100 000 barils par jour.

Selon Greg Morgan, vice-président de Woodside Energy opérateur de la joint-venture, le contrat d’acquisition de la barge flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) a déjà été paraphé auprès du fournisseur japonais Modec.

En termes de fourniture de biens et services pour l’exploitation de Sangomar, les PME locales devraient disposer d’une belle carte à jouer. « Des centaines de millions de dollars seront injectés dans l’économie locale au cours des trois prochaines années », promet Greg Morgan.

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