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Cet article est issu du dossier «Angola : le déclin de l'empire dos Santos»

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Elections

Angola : Isabel dos Santos envisage de briguer la présidence

Isabel dos Santos, Chairwoman of Sonangol, speaks during a Reuters Newsmaker event in London, Britain, October 18, 2017. REUTERS/Toby Melville - RC147A8AF7D0

Isabel dos Santos, Chairwoman of Sonangol, speaks during a Reuters Newsmaker event in London, Britain, October 18, 2017. REUTERS/Toby Melville - RC147A8AF7D0 © toby melville/REUTERS

La milliardaire Isabel dos Santos, accusée par la justice angolaise de détournements de fonds publics, a évoqué l’hypothèse d’une candidature à la présidence de son pays dans un entretien accordé à un média portugais.

Isabel dos Santos n’exclue pas d’occuper un jour, comme son père, José Eduardo dos Santos,  le fauteuil présidentiel en Angola. “C’est possible”, a-t-elle indiqué lors d’un entretien diffusé mercredi soir par la radio-télévision publique portugaise (RTP).

“Je ferai tout ce que j’aurais à faire pour défendre et servir ma terre et mon pays”, a-t-elle déclaré, sans autre détail.  A deux ans des élections présidentielles, ces propos ont une résonance particulière, d’autant plus que la femme d’affaires rencontre actuellement des problèmes avec la justice de son pays.

Soupçons de détournement de fonds

Le mois dernier, un tribunal de Luanda a ordonné le gel des comptes bancaires et des actifs de la femmes d’affaires, présentée comme la femme la plus riche d’Afrique, dans plusieurs entreprises angolaises.

La justice la soupçonne d’avoir détourné, avec son époux le Congolais Sindika Dokolo et un homme d’affaires portugais, plus d’un milliard de dollars des comptes des entreprises publiques Sonangol (pétrole) et Endiama (diamants).

Depuis plusieurs semaines, Isabel dos Santos, 46 ans, nie farouchement ces allégations dans la presse et sur les réseaux sociaux et crie au “règlement de comptes politique”. “Il n’est pas possible d’utiliser de manière sélective la prétendue lutte contre la corruption pour neutraliser ceux que l’on pense être de futurs candidats politiques”, a-t-elle estimé lors de son entretien à la RTP.

Depuis la venue du président João Lourenço en 2017, le clan Dos Santos a été  écartés de plusieurs institutions, des entreprises publiques et de l’appareil sécuritaire du pays au nom de la lutte contre la corruption.

Fin 2017, le nouveau président a notamment mis fins aux fonctions d’Isabel dos Santos à la tête de la toute-puissante compagnie pétrolière nationale Sonangol, qu’elle a dirigée pendant un an. Son demi-frère Jose Filomeno dos Santos est jugé depuis décembre à Luanda, soupçonné de détournements de fonds alors qu’il dirigeait le fonds souverain du pays.

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