Pétrole & Gaz

Le président Nyusi veut un fonds souverain pour gérer la manne du gaz au Mozambique

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 16 janvier 2020 à 11h44
Cérémonie d'investiture du président mozambicain Filipe Nyusi, à Maputo, le 15 janvier 2020.

Cérémonie d'investiture du président mozambicain Filipe Nyusi, à Maputo, le 15 janvier 2020. © Feraht Momade/AP/SIPA

Lors de la cérémonie d’investiture de son deuxième mandat, le président mozambicain, Filipe Nyusi, a évoqué la création d’un fonds souverain pour gérer les ressources générées par la future exploitation des réserves gazières du pays.

Alors que le Mozambique compte devenir l’un des principaux exportateurs gaziers au monde à l’horizon 2025, grâce à l’exploitation de ses immenses réserves gazières par l’américain ExxonMobil, le français Total ou encore l’italien ENI, le président Filipe Nyusi a annoncé le 15 janvier son intention de créer, dès cette année, un fonds souverain destiné à gérer cette manne.

Ce fonds sera chargé de « financer les efforts de diversification de l’économie (…) et pourra servir aux générations futures », a déclaré le chef de l’État, réélu le 15 octobre 2019, lors de la cérémonie d’investiture de son second mandat.

« Nous demandons à nos compatriotes d’être patients car il faudra un peu de temps pour que les bénéfices du gaz remplissent les caisses de l’État », a poursuivi Filipe Nyusi, affirmant son intention de « prouver que les ressources énergétiques peuvent être une bénédiction, pas une malédiction ».

Investissements colossaux

Considéré comme un des pays les plus pauvres de la planète, le Mozambique est actuellement englué dans une grave crise économique et financière, aggravée par des emprunts cachés qui nourrissent des allégations de corruption au plus haut sommet de l’État. « Nous ne voulons pas que le (futur) fonds souverain permette le moindre enrichissement illicite », a précisé le président, lui-même mis en cause dans ce scandale lors d’un récent procès aux États-Unis.

Le mégaprojet « Mozambique LNG », pour lequel l’américain Anadarko – dont le rachat par Total a été finalisé en septembre dernier – a annoncé en juin 2019 un investissement de 25 milliards de dollars (22,3 milliards d’euros), devrait constituer l’une des plus grandes installations de gaz naturel liquéfié au monde, avec une capacité de 12,88 millions de tonnes par an (mtpa).

Selon le communiqué gouvernemental qui avait suivi cette annonce, le projet devrait créer plus de 5 000 emplois directs et 45 000 emplois indirects, et contribuer aux recettes de l’État mozambicain à hauteur d’environ 2 milliards de dollars par an entre 2025 et 2050 au moins.

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