Politique économique

Le fisc ivoirien vise 18 % de recettes supplémentaires en 2020

Réservé aux abonnés | | Par - à Abidjan
Présentation de l’annexe fiscale 2019 par le fisc ivoirien (archives)

Présentation de l’annexe fiscale 2019 par le fisc ivoirien (archives) © Direction générale des impôts de Côte d'Ivoire

En Côte d’Ivoire, les services des impôts se sont assigné un objectif de recouvrement de 2716,2 milliards de francs CFA, en hausse de 18,1 % par rapport à 2019 où les recettes fiscales avaient atteint 2 250 milliards de francs CFA.

L’année 2020 sera une année électorale qui s’annonce d’ores et déjà marquée par des tensions politiques. Malgré le risque que les acteurs économiques jouent les attentistes en baissant le rythme de leurs activités, l’administration fiscale ivoirienne a opté pour l’optimisme : «  Nous relèverons ce défi. La suspension de l’impôt minimum forfaitaire (IMF) fait partie des réformes de rationalisation des impôts pour cette année », a expliqué Abou Sié Ouattara, le directeur général des impôts, lors de la présentation de l’annexe fiscale à la presse ce jeudi 9 janvier à Abidjan.

Pour cette année fiscale, le gouvernement a décidé de suspendre le paiement de l’IMF, une fiscalité d’un taux de 2 % qui s’applique sur le chiffre d’affaires toutes taxes comprises. L’IMF constituait une pomme de discorde entre l’administration fiscale et le secteur privé. Cette taxe était imposable même en cas de résultat net négatif. « L’impact financier de cette suspension est négligeable, et ne constitue pas un grand manque à gagner », a estimé le directeur du fisc.

Cette année, l’annexe fiscale 2020 adossée au budget-programme adopté par le gouvernement met la priorité sur l’industrialisation des filières agricoles, avec des aménagements incitatifs, a indiqué le fisc.

Le patronat conserve la taxe spéciale sur l’équipement

La taxe spéciale sur l’équipement (TSE), a été finalement maintenue, après un arbitrage du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Cette taxe est la principale source de financement de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI).

Cependant, le gouvernement a augmenté de 10 % la fiscalité sur le tabac, et maintenu la taxe sur les transferts d’argent.

La poursuite de la digitalisation du paiement des impôts demeure le chantier principal du fisc, pour éviter la circulation de la monnaie fiduciaire « les réformes en cours visent à faire disparaître le recouvrement des impôts par cash. Nous avons aujourd’hui un taux de 90 % de paiement des impôts en ligne au niveau des grandes entreprises », a expliqué Abou Sié Ouattara.

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