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Cet article est issu du dossier «Côte d’Ivoire : quel avenir pour Guillaume Soro ?»

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Politique

Côte d’Ivoire : les dessous du transfèrement manqué de pro-Soro détenus à la MACA

Réservé aux abonnés | | Par - à Abidjan
Souleymane Kamaraté Koné - dit « Soul to Soul » - et Alain Lobognon.

Souleymane Kamaraté Koné - dit « Soul to Soul » - et Alain Lobognon. © Photomontages / Photos : DR

Trois proches de Guillaume Soro – Alain Lobognon, Souleymane Kamaraté Koné et Babou Traoré – ont été extraits de leur cellule par des forces de sécurité, dans la nuit du 7 au 8 janvier, en vue d’un transfert vers un autre lieu de détention. L’opération a finalement été avortée.

Dans la nuit du 7 au 8 janvier, aux environs de 23 heures, Alain Lobognon, Babou Traoré et Souleymane Kamaraté Koné – dit « Soul to Soul », tous trois proches de Guillaume Soro qui avaient été arrêtés le 23 décembre dernier, ont été extraits de leur cellule de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) en vue d’un transfert vers un autre lieu de détention.

Cette opération a, finalement, été avortée en l’absence de documents légaux autorisant ce mouvement.

Fin de non recevoir

« Le régisseur de la prison a demandé aux trois détenus de sortir de leur cellule sur ordre de l’administration pénitentiaire pour être remis à des éléments des forces de sécurité » qui était venus les chercher, a confié un proche des détenus.

Les trois prisonniers ont opposé une fin de non recevoir, en l’absence de documents, et auraient exigé la présence de leur famille et avocats avant tout transfèrement. Le statu quo a duré jusqu’à 1 heure du matin, avant que les hommes de la Force de recherche et d’assistance de la police (FRAP) et du Centre de commandement des décisions opérationnelles (CCDO), venus cagoulés, ne finissent par rebrousser chemin sans les trois détenus.

Le gouvernement n’a rien à voir avec cela

Contacté par Jeune Afrique, le directeur de la MACA, Amonkou Monssan, n’a pas souhaité répondre à nos questions.

« Il n’y a rien eu d’extraordinaire. S’il y a eu un tel mouvement, c’est qu’il y a dû y avoir un transfèrement administratif. Le gouvernement n’a rien à voir avec cela », a pour sa part insisté Sidi Touré, le ministre de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement.

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