Elections

Guinée : les poids lourds de l’opposition boycottent les législatives

Une femme vote aux élections législatives, dans un bureau de vote à Conakry, en Guinée, samedi 28 septembre 2013.

Une femme vote aux élections législatives, dans un bureau de vote à Conakry, en Guinée, samedi 28 septembre 2013. © Youssouf Bah/AP/SIPA

C’est désormais officiel : les principaux partis de l’opposition guinéenne ne participeront pas au scrutin du 16 février prochain. À un peu plus d’un mois des législatives, le dialogue de sourds entre les acteurs politiques se confirme.

Pour la première fois depuis l’élection d’Alpha Condé à son premier mandat à la présidence, en novembre 2010, un scrutin va se dérouler sans les principaux partis de l’opposition. L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo et l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, n’ont en effet pas déposé leurs candidatures auprès de la Commission électorale indépendante (Ceni), le 27 décembre dernier.

Et pourtant, ces deux partis comptent le plus de députés – issus de l’opposition –  sur les bancs de l’actuelle Assemblée nationale (37 pour l’UFDG et 10 pour l’UFR, sur un total de 114 députés ). « Nous ne pouvons pas participer à ce scrutin pour lequel le fichier électoral est taillé sur mesure pour l’exécutif », argue Aliou Condé, secrétaire général de l’UFDG.

Les directions des deux partis d’opposition reprochent au président de la Ceni de vouloir à tout prix organiser les élections au 16 février, un délai qu’ils jugent trop court. « Le processus d’enrôlement a été ponctué d’anomalies. Certains kits de recensement sont tombés en panne, et des enrôlements de mineurs ont été constatés. Il aurait fallu arrêter le processus, réparer les anomalies et fixer un autre délai », estime Boubacar Barry , vice-président de l’UFR.

Mobilisation de petits partis

Si les deux poids lourds de l’opposition boycottent le scrutin du 16 février, sur les 32 listes déposées, la Ceni en a retenu 29 au total, dont 14 portant sur les candidatures pour les listes uninominales à l’échelle des préfectures et communes.

Le 16 février, les électeurs guinéens auront en effet deux bulletins à glisser dans l’urne : l’un portant sur la liste de 76 députés au niveau national (scrutin de liste à la proportionnelle pour lequel 29 partis sont en lice), l’autre sur le nom du député local qu’ils souhaitent envoyer à l’Assemblée (scrutin uninominale pour lequel seulement 14 partis ont effectivement déposé des listes).

C’est le cas de l’Union pour le développement de la Guinée (UDG) présidé par l’homme d’affaires Mamadou Sylla, une formation pourtant membre du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC).

Ce boycott est un alibi puisqu’ils savent qu’ils n’ont aucune chance face au RPG

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