Politique

Ouganda : l’opposant Bobi Wine arrêté par la police lors d’une réunion publique

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 06 janvier 2020 à 16h34
Bobi Wine à Kampala, en mai 2019.

Bobi Wine à Kampala, en mai 2019. © Ronald Kabuubi/AP/SIPA

La police ougandaise a arrêté lundi le député d’opposition et chanteur Bobi Wine, dispersant ses partisans à coups de gaz lacrymogène, lors d’une réunion publique en vue de la présidentielle de 2021.

Plus connu sous son nom d’artiste Bobi Wine, Robert Kyagulanyi, a annoncé en juillet son intention de briguer la présidence ougandaise lors des élections de 2021. La réunion de lundi devait être la première d’une série de réunions publiques en vue de la présidentielle. Mais la police est intervenue, empêchant la tenue de la rencontre dans une église catholique de sa circonscription de Kampala.

Des partisans de l’opposant ont mis le feu à des pneus et ont bloqué des routes. La police a utilisé des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des balles en caoutchouc pour disperser la foule.

Âgé de 37 ans et élu député en 2017, Bobi Wine est devenu le porte-parole d’une jeunesse ougandaise urbaine qui ne se reconnaît pas dans le régime vieillissant du président Yoweri Museveni, 74 ans. Il a été arrêté ou assigné à résidence à de nombreuses reprises depuis 2018, notamment dans le cadre de son inculpation pour avoir organisé un rassemblement illégal en juillet 2018. Des poursuites selon lui motivées politiquement.

Sixième mandat ?

Le porte-parole de la police, Fred Enanga, a confirmé l’arrestation de l’opposant et de plusieurs membres de son entourage. « Nous les détenons provisoirement dans le commissariat de Kasangati. Ils vont être prochainement remis en liberté, mais nous étudions la possibilité de les poursuivre pour avoir organisé un rassemblement non autorisé et désobéissance », a-t-il déclaré.

Yoweri Museveni est le seul président que la plupart des Ougandais connaissent, dans un pays où un habitant sur deux a moins de 16 ans. À l’initiative du parti au pouvoir, la Constitution a été récemment modifiée pour supprimer la limite d’âge pour briguer la présidence, l’autorisant ainsi à se présenter pour un sixième mandat en 2021.

Le président ougandais a entamé samedi une marche de six jours dans la jungle pour retracer la route empruntée par ses guérilleros lorsqu’il s’est emparé du pouvoir à Kampala, il y a plus de 30 ans.

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