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Gabon : fin du monopole de la SNBG

Par - Jean-Dominique Geslin
Mis à jour le 20 décembre 2004 à 00:00

La restructuration de la société publique sera achevée dans un an.

Le gouvernement gabonais a décidé de retirer, à partir du 1er janvier 2006, le monopole de la commercialisation des deux principales essences forestières du pays – l’okoumé et l’ozigo – à la Société nationale des bois du Gabon (SNBG). Cette décision fait suite à la réalisation d’une étude par un cabinet indépendant dans la perspective de la privatisation de cette entreprise publique. Une période transitoire d’un an a donc été retenue pour sa restructuration. Au cours de cette période, le conseil d’administration et la direction de la SNBG devront mettre en oeuvre un programme de réduction des charges de la société.

Stand-by agreement

Créée en 1975, la SNBG dispose du monopole de la commercialisation des grumes d’ozigo et d’okoumé à l’international. Les exploitants forestiers du pays sont donc obligés de lui livrer leur production de chacune de ces essences. Les ventes d’okoumé et d’ozigo, bois tropicaux utilisés pour la fabrication du contreplaqué, ont représenté 1,86 million de m3 en 2003, sur un total de 2,5 millions de m3.

La restructuration de cette société, détenue à 51 % par l’État et à 49 % par des sociétés forestières, est l’une des conditions liées à l’accord de confirmation (stand-by agreement) signé en mai 2004 par le gouvernement avec le Fonds monétaire international. Le non-respect de cette clause serait susceptible de faire annuler l’accord. Avec un chiffre d’affaires de 177 millions de dollars en 2003, la SNBG est la cinquième entreprise du Gabon par son activité.