Politique

Côte d’Ivoire : Ouattara-Soro, chronique d’un divorce annoncé

Guillaume Soro et Alassane Ouattara, en décembre 2010 à Abidjan.

Guillaume Soro et Alassane Ouattara, en décembre 2010 à Abidjan. © Thibault Camus/AP/SIPA

D’un côté, on crie à la trahison ou à l’infanticide, de l’autre à la félonie ou au parricide. Entre Guillaume Soro, le « fils », et Alassane Ouattara, le « père », la guerre est désormais déclarée. Les choses se sont précipitées le 23 décembre, à l’occasion du retour manqué de l’ex-chef rebelle en Côte d’Ivoire. Retour sur les étapes de ce divorce annoncé.

Février 2019. Guillaume Soro vient de démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale, sous la pression du président Alassane Ouattara. Pomme principale de discorde : le refus du premier d’adhérer au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), parti nouvellement créé par le second.

L’objectif de Soro est de s’allier à Henri Konan Bédié, inamovible patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dans la perspective de la présidentielle d’octobre 2020. Ce dernier a, lui aussi, refusé de faire adhérer son parti au RHDP et a rompu son alliance avec Ouattara. Toujours dans la perspective de la présidentielle.

Dans une interview accordée à Radio France internationale (RFI), Ouattara ne cache pas sa frustration et met en garde Soro contre une adhésion à la plateforme de l’opposition que comptent créer Bédié et d’autres dissidents du RHDP, ainsi que des partisans de Laurent Gbagbo. « Je pense que ce n’est pas dans l’intérêt de Guillaume Soro de le faire. Et je lui ai dit », assène le président ivoirien, d’un ton ferme.

« Je suis un homme libre », lui rétorque Soro, qui se rend par la suite à Daoukro pour rencontrer Bédié dans son fief. Une provocation ? Le bras de fer vient en tout cas d’éclater au grand jour.

Piques et tensions

Et il n’a eu de cesse, ensuite, de monter en puissance. Jusqu’à ce 23 décembre, et la délivrance d’un mandat d’arrêt de la justice ivoirienne contre Guillaume Soro pour « présomptions graves de tentative d’atteinte contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national et complot contre l’autorité de l’État ; de recel de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux ».

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