Politique

Algérie : le président nomme Abdelaziz Djerad au poste de Premier ministre

Le nouveau Premier ministre Abdelaziz Djerad.

Le nouveau Premier ministre Abdelaziz Djerad. © Capture d'écran Chaîne 3

Le nouveau Premier ministre Abdelaziz Djerad, un universitaire ayant une solide connaissance des rouages de l’État, a dit vouloir regagner la « confiance » du peuple algérien samedi, peu après sa nomination, sur fond de contestation persistante.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé vendredi Abdelaziz Djerad au poste de Premier ministre, a annoncé la télévision publique, citant un communiqué de la présidence. Docteur en sciences politiques, ce dernier a « été chargé de constituer un nouveau gouvernement », selon la même source.

Il succède à Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères qui avait été nommé Premier ministre par intérim après la démission de Noureddine Bedoui le 19 décembre, jour de l’intronisation d’Abdelmadjid Tebboune comme nouveau chef de l’État.

« Regagner la confiance » du peuple

La télévision publique a ensuite montré des images d’Abdelaziz Djerad, âgé de 65 ans, reçu par le président Tebboune. « Nous devons travailler avec toutes les compétences nationales et les cadres du pays, les citoyennes et les citoyens, afin de sortir de cette étape difficile », et faire face à des défis économiques et sociaux »,a plaidé le nouveau Premier ministre à la sortie de cet entretien.

« Nous sommes devant un grand défi pour regagner la confiance » du peuple, a-t-il ajouté. Cette tâche, dans le contexte du « Hirak », s’annonce délicate. Abdelaziz Djerad va notamment devoir constituer, dans un délai non précisé, un gouvernement à même de mettre en place les nouveaux instruments de gouvernance visant à jeter les bases de la nouvelle République promise par Abdelmadjid Tebboune.

Hautes fonctions

À son crédit, Abdelaziz Djerad est un académicien reconnu par ses pairs qui dispose d’une solide connaissance des affaires internationales et de la haute administration algérienne.

Diplômé de la faculté des Sciences politiques d’Alger et docteur d’État de l’université Paris X-Nanterre, selon sa biographie, il a déjà exercé des hautes fonctions : secrétaire général de la présidence de la République de 1993 à 1995, il a occupé la même fonction au ministère des Affaires étrangères, de 2001 à 2003, lors du premier mandat d’Abdelaziz Bouteflika, qui l’avait ensuite écarté. Il a aussi été directeur de l’école nationale d’administration (ENA) d’Alger, de 1989 à 1992, et est l’auteur de plusieurs ouvrages.

Produit de l’école algérienne, sans attaches partisanes connues, le profil de ce technocrate enlève un argument majeur aux détracteurs du pouvoir, à qui il est reproché de marginaliser les compétences. Mais, dans le même temps, le mouvement de contestation, qui a obtenu en avril la démission d’Abdelaziz Bouteflika, s’est jusqu’ici montré intransigeant sur sa volonté d’obtenir le départ de l’ensemble du « système » au pouvoir ces dernières décennies.

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