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Bockel persiste et signe

| Par Jeune Afrique

Le secrétaire d’État français à la Coopération Jean-Marie Bockel, dont les propos très critiques à l’encontre de la gestion des revenus pétroliers par certains pays d’Afrique centrale, tenus le 15 janvier à Paris (voir pp. 22-23), ont fait sortir le gouvernement gabonais de ses gonds, a manifestement décidé d’enfoncer le clou. L’ancien ministre socialiste rallié à Nicolas Sarkozy entend instaurer un prix annuel de la bonne gouvernance, qui sera décerné par son ministère à une personnalité de la société civile ou à une ONG africaines qui se sera distinguée en ce domaine. Et il recommande d’utiliser des canaux non-gouvernementaux pour diffuser l’aide française « chaque fois que nous soupçonnons que cette aide ne touche pas directement les populations concernées ». Par contre, Jean-Marie Bockel se veut conservateur en matière de sommet Afrique-France, dont il souhaite le maintien. « Nos partenaires, dit-il, ne nous ont pas fait part de leur hostilité et je note que la Chine et le Japon n’ont guère d’états d’âme à inviter chez eux l’ensemble du continent. »

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